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vebre09marseille-histoire fleursetgraindesel

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Ce blogue a pour but de vous faire part de mes recherches, bien modeste, sur l’histoire de Vèbre et de sa région. Mais aussi de mettre en ligne un peu d’histoire des plantes du jardin botanique de Marseille; mon lieu de résidence. Le tout agrémenté de photographie et d’autres textes.

Publié le par ponpon de pey
Publié dans : #histoire Ariège
Ecole de Vèbre-II A partir de 1833

1_ L’ECOLE PRIMAIRE SE DÉVELOPPE

A la révolution de juillet 1830, Louis Philippe devient roi des Français (Monarchie de juillet) Une grande crisse économique s’achève par la chute du régime en janvier 1848.

« Au cours du XIXe siècle, les gouvernements successifs s'efforcent d'améliorer l'enseignement primaire, tout en devant accepter ou lutter contre la volonté de l'Église catholique de contrôler la formation intellectuelle et morale des jeunes Français. Avec la loi Guizot de 1833, les communes de plus de 500 habitants sont tenues d'avoir une école de garçons. Guizot encourage aussi la fondation d'écoles primaires supérieures destinées à améliorer la formation générale et professionnelle des élèves de l'école primaire issus de familles modestes et qui ne pourraient accéder aux collèges et lycées. ».

« • Le 28 juin 1833, la loi Guizot impose aux communes de plus de 500 habitants de financer une école de garçons.

• Le 23 juillet 1836, aménagement d'une extension de la loi Guizot aux filles sans obligation communale.

• Le 15 mars 1850, promulgation de la loi Falloux sur l'instruction primaire et la liberté des enseignements primaires et secondaires.

• Le 10 avril 1867, obligation pour les communes de plus de 500 habitants d'avoir une école de filles.

• Le 8 octobre 1880, ouverture possible de classes enfantines pour les élèves de moins de 7 ans.

• Le 16 juin 1881, et le 28 mars 1882 les lois Ferry instituent l'enseignement primaire public gratuit, laïc et obligatoire.

• Le 30 octobre 1886, la loi Goblet organise l'enseignement primaire (écoles maternelles, classes enfantines, écoles primaires élémentaires, écoles primaires supérieures, cours complémentaires, écoles manuelles d'apprentissages), et la laïcisation du personnel des écoles publiques.

• En 1936, la loi Zay sur l'enseignement primaire instaure scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans.

• En 1959, la loi Debré, fixe l'obligation scolaire jusqu'à 16 ans. » Wikipédia

Le code de 1834 nous éclaire sur les modifications apportées par la loi Guizot.je reporte ci-dessous quelques texte destinés à éclairer les chiffres relevés aux archives.

Loi du 28 juin 1833 TIII article 9 Toute commune est tenue, soit par elle-même soit en se réunissant à une ou plusieurs communes voisine, d'entretenir au moins une école primaire élémentaire

Lorsque la commune ne peut pas assumer seule les frais d'une école elle s'associera avec les communes voisines lorsqu'elle ne peut pas assurer le traitement des instituteurs elle votera jusqu'à concurrence de 3 centimes additionnels au principal des contributions...

Le ministre dans son exposé devant la chambre déclarait :

Il est évident que l'exécution de la loi; dans toutes les précisions de ses disposition, ne peut être immédiate; que c'est une question de temps; qu'il ya des communes très pauvres qui ne pourront sur le champ ni fonder une école pour leur compte, ni contribuer à une école voisine. Mais le principe est inscrit dans la loi, et dés que la commune deviendra capable, soit d'avoir une école, soit de contribuer à une école voisine, le gouvernement poursuivra l'exécution de la loi. » Discours du ministre de l'instruction publique à la chambre des députés, séances du 30 avril.

Le Logement de l’Instituteur

La commune doit donc loger gratuitement et décemment l’instituteur. L'ordonnance du roi fixe l'application de la loi et la durée du Bail de location ne peut pas dépasser 6 ans, les conseils municipaux prendront les mesures nécessaires pour faire construire, ou acheter, une maison d'école soit avec leurs propres ressources, soit avec les secours de l'état.

Nos communes, trop pauvre n’ont pas entrepris la construction d’école immédiatement Elles les ont construites sous la pression de l’état quelques trente ans plus tard. Voir infra lettre du ministre datée du 30 novembre 1861. L’étude, ultérieure, de la matrice nous permettra probablement de la localiser.

Le 8 novembre 1840 le bail à ferme de l’école est renouvelé pour 50 francs par an avec Monsieur Comminge, pour courir du 1er janvier 1841 au 1er janvier 1842, la commune rénovera la maison ;. Le bail sera reconduit l’année suivante pour 2 ans.

Le 8 aout 1861 le L'instituteur a du être logé ailleurs à cause de l'état de la maison. Elle appartenait à Lafaille. Le texte ne précise pas où il sera logé, mais nous savons par la délibération concernant la vente de l'ancienne église et l'achat de la maison Denjean, que l'école de garçons se faisait dans cette maison depuis 15 ans soit depuis 1846. Le plan du premier projet de transformation de la maison d’école achetée à Denjean situe l’école au rez-de- chaussée et l’appartement à l’étage.

Le traitement de l’instituteur.

Il avait un traitement fixe et la rémunération provenant des élèves payant. Voir infra état des situations cote 1T168à175

Le traitement ne peut pas être inférieur à 200f et 400 pour les instituteurs de l'école primaire supérieure; logement gratuit; plus la rétribution scolaire. La moyenne avant la loi est de 146f.

seront admis gratuitement, dans l'école communale élémentaire, ceux des élèves de la commune ou des communes réunies que les conseils municipaux auront désignés comme ne pouvant payer aucune rétribution.

Le taux de la rétribution scolaire par enfant est fixé par la commune puis par le département. La liste des enfants payants est établie tous les mois. Cette rémunération ne dispense pas des autres impôts. Elle est perçue par le percepteur pour ne pas que l’instituteur soit abaissé à la demander aux familles.

La loi de 1833 prévoit une caisse de secours à la caisse d’épargne versements obligatoires 1/20 du salaire, avec capitalisation des intérêts sans que l’état intervienne ; mais elle pouvait recevoir des dons et legs. Le législateur à préféré ce système a la pension de retraite qui n’était pas reversée à la veuve et aux orphelins en cas de décès. L’instituteur touchait donc un capital à son départ en retraite. Mais à l’époque l’argent était stable.

La loi Faroux de 1850 supprimera ce système de capitalisation pour créer une caisse de retraite.

Exposé du ministre devant la chambre :

Il nous a paru que nulle école communale élémentaire ne pouvait subsister sans ces deux conditions:1° un traitement fixe qui, joint à un logement convenable, rassure l'instituteur contre les chances de l'extrême misère, l'attache à sa profession et à la localité; 2° un traitement éventuel payé par les élèves, qui lui promette une augmentation de bien-être à mesure qu'il saura répandre autour de lui, par sa conduite et ses leçons, le besoin et le gout de l'instruction. Le traitement fixe permet d'obliger l'instituteur à recevoir gratuitement tous les enfants dont les familles auront été reconnues indigentes. Seul le traitement fixe aurait deux graves inconvénients. D'abord comme il devrait être assez considérable, il accablerait la portion du territoire, commune ou autre, qui en serait chargé; ensuite il établirait le droit à l'instruction gratuite, même pour ceux qui peuvent la payer: ce qui serait une injustice sans aucun avantage; car on profite d'autant mieux d'une chose qu'on lui fait quelque sacrifice, et l'instruction élémentaire elle-même ne doit être gratuite que quand elle ne peut ne pas l'être. Elle ne le sera donc que pour qui conque aura prouvé qu'il; ne peut la payer. Alors, mais seulement alors, c'est une dette sacrée, une noble taxe des pauvres que le pays doit s'imposer et, dans ce cas, il ne s'agit plus, comme dans la loi de l'an IV, ou dans celle de l'an X, du quart ou du cinquième des élèves; non, Messieurs, tous les indigents seront admis gratuitement. En revanche, quiconque pourra payer paiera: peu, sans doute, très peu, presque rien, mais enfin quelque chose, parce que cela est juste en soi, et parce que ce léger sacrifice attachera l'enfant à l'école, excitera la vigilance des parents et les relèvera à leurs propres yeux. »….

" Mais tous ces soins, tous ces sacrifices seraient inutiles si nous ne parvenions à procurer à l'école publique ainsi constituée un maître capable, digne de la noble mission d'instituteur du peuple. On ne saurait trop le répéter, Messieurs, autant vaut le maître, autant vaut l'école elle-même." Il est exempté de service militaire ; il doit posséder un Brevet de Capacité. Parmi les qualités requises: "...et il ne doit être le serviteur dégradé de personne; n'ignorant pas ses droits, mais pensant beaucoup plus à ses devoirs; donnant à tous l'exemple, servant à tous de conseiller; content de sa situation parce qu'il y fait du bien; décidé à vivre et à mourir dans le sein de l'école, au service de l'instruction primaire, qui est pour lui le service de dieu et des hommes. Faire des maîtres, Messieurs, qui approchent un pareil modèle, est une tache difficile; et cependant il faut y réussir, ou nous n'avons rien fait pour l'instruction primaire. Un mauvais maître d'école, comme un mauvais curé, comme un mauvais maire est un fléau pour une commune.( exposé des motifs ; rapport fait aux chambres ... séance du 2 janvier 1833 p 239

La délibération du 11 mars 1866 nous apprend que les parents versaient à l’instituteur une allocation de 10 à 12 francs par an. Il y avait deux tarifs un pour les élèves réguliers 1f50 par mois et un autre moins élevé pour les enfants qui fréquentaient l’école irrégulièrement.

L’instituteur occupait souvent le poste de secrétaire de Mairie, ce qui améliorait son ordinaire. Pour Vèbre il touchait 50 francs.

Autre rétribution les cours d’adultes, il touchait à Vèbre 40 francs pour ceux-ci dans les années 1860

Première école primaire à Vèbre

Le 10 novembre 1833 Le conseil se réunit. La loi du 28 juin 1833 prévoit que chaque commune doit entretenir une école primaire soit par elle-même soit par réunion avec d'autres. La commune de Vèbre ne pouvait pas l'entretenir seule mais elle le pouvait par réunion avec Albiés Urs et Lassur du fait qu'elle est centrale. La commune vota 2 centimes additionnel et un traitement annuel de 200f en sus des rétributions convenues avec les parents; Il y a lieu qu'il soit logé aux frais des élèves en attendant qu'il puisse lui être affecté un local convenable. Le 2 février 1834 le conseil émit le vœu que les communes d'Albies et Vèbre se réunissent pour l'établissement d'une école primaire.

Mobilier

Le 8 février 1835 le conseil délibère pour faire confectionner des tables et des bancs en sapin pour l’école. Cout 30 francs pour 10 planches de costaux en sapin 2 pour les pieds un morceau de bois pour les traversiers161 clous 8 jours de travail pour le charpentier (16francs).Noter le rudiment du mobilier, qui ne devait pas être très important, et les clous comptés à l’unité forgés très certainement à de La Remise.

. Le 20 mai 1849 la commune vote une imposition supplémentaire pour la confection de meubles d’école. Le 10 mai 1861 elle fait confectionner du mobilier pour l’école, cout 379,70f, comme elle ne possède que 50f elle demande bien sur un secours qui va provoquer une reprise en main de la part du préfet et du ministre. L’autorité demandera que Vèbre se conforme à la loi en faisant construire une école convenable, ce qui est la condition première d’existence d’une école.

Quel était le mobilier demandé :

1° Quatre tables à 20f l’un 80f, 00

2° Deux tableaux noirs 10f, 00

3° Une estrade avec bureau pour le maître 50f, 00

4° Nécessaire métrique de charpentier 75f 00

5° Six cartes géographiques sur toiles 48f, 00

6° Une armoire à étagère pour la bibliothèque

De l’école 60f, 00

7° Tableau de lecture par Michel 8f 50

8° Un chuit 10f, 00

9° Un buste de l’empereur 10f, 00

10 Deux livres de lectures (rayé) 13f, 20

11Un poêle 15

Total 379f, 70

Les écoles sont regroupées

Les élèves d’Urs vinrent à Vèbre. Les délibérations ne précisent pas où était logé l’instituteur et où avait lieu la classe. En 1861 la commune loua la maison Denjean afin de l’occuper comme maison d’école de Garçons car la maison Lafaille où logeait l’instituteur était trop délabrée. L’école était déjà dans cette maison depuis 1846. Monsieur Denjean était probablement commissaire de police aux Cabannes.

Le 7 mai 1837 le conseil se réunit pour examiner la lettre du préfet qui préconise que les enfants de Urs et Lassur soient réunis à Garanou pour l’école. Le conseil propose qu’Urs soit réuni à Vèbre et Lassur à Garanou, Urs étant plus proche de Vèbre que de Garanou. De plus Vèbre entretient un percepteur qui perçoit 200f par an, somme payée par la commune et les parents. Cette somme est insuffisante en réunissant Vèbre avec Urs l’instituteur percevrait un meilleur salaire.

Qui étaient les instituteurs ?

Avant 1862 nous ne connaissons que Doumens et Fouet.

Monsieur Doumens né à Verdun le 7 juin 1826 démissionne de son poste de Vèbre il est remplacé par Mr Fouet demeurant à Rieucros qui demande le poste de Vèbre.après 1862 voir infra t 169-1T170

2_ L’EDUCATION DES JEUNES FILLES

Quelques repères.

Sous l’ancien régime seules les filles issues des classes privilégiées et les filles qui se destinaient à devenir relieuses étaient instruites (voir le livre l’instruction publique des femmes en France Par le Dr J Wychgram, BNF gallica en ligne)

La révolution avait prévu l'instruction des jeunes filles mais elle avait interdit d'enseigner aux religieux et religieuses, aux nobles et à tous les enseignants formé par ces anciennes institutions, de plus la première république n'avait pas les moyens de payer les instituteurs et institutrices d'où un manque d'enseignants. Elle y remédia par la loi du 19 décembre 1793 qui institut la liberté de l'enseignement. Napoléon à bien développé les lycées et les universités mais n'a rien fait pour l'éducation du peuple et des jeunes filles.

Sous la restauration l'ordonnance royale de 1816 autorise les instituteurs à recevoir l'après -midi des filles dans leurs écoles. Un peu plus tard une autre ordonnance place les écoles primaires de filles sous la surveillance d'un comité cantonal et de la commission supérieure de l'instruction publique. En 1824 les recteurs peuvent donner aux instituteurs les certificats de capacité pour l'instruction et la capacité d'enseigner. En 1828 les écoles de filles et de Garçons sont placées sous la responsabilité des recteurs. Toutes ces mesures s'appliquaient aux écoles existantes et on n'en créa pas de nouvelles. Une notice empruntée à une statistique nous apprend que le nombre des écoles primaires de filles en France en 1832 était de 1 104.

Sous la monarchie de juillet

« Sous le gouvernement de juillet Guizot voulait placer les écoles de filles sous le même plan que celles des garçons .Mr Renouard le rapporteur de la loi a vivement plaidé en faveur de cette idée;

L’opinion publique n'était pas favorable à ce projet, Vel… Cousin répondit à l'orateur que les écoles particulières pour les filles ne pouvaient être que les écoles de luxe, ne pouvant subsister que dans les grandes villes; que du reste il ne voyait pas pourquoi, dans les campagnes comme dans les petites villes, les jeunes filles n'iraient pas en classe avec les garçons; à son avis c'était même là le seul moyen de vulgariser l'enseignement de jeunesse féminine. C'était l'expression de la volonté, sinon de conviction, de la majorité. »

« La loi Guizot avait prévu l’article sur les écoles de filles mais le gouvernement la ajourné, donc c'est l'ancien règlement qui s'applique pour les filles. L'acquisition d'une école de fille serait une charge trop onéreuse pour beaucoup de communes. Rien ne s'oppose à ce que les garçons et les filles reçoivent un enseignement dans la même école moyennant certaines précautions. »

« L'article 32 de l'ordonnance du 29 février 1816 interdisait de réunir les deux sexes dans une même école. Elle est modifiée par la circulaire du 20 mai 1816."Quoique cette disposition soit dans l'ordre des convenances, il est possible que, faute de local, et dans les campagnes où il existe qu'un seul instituteur pour les deux sexes, elle soit d'une exécution difficile; dans ce cas il paraitrait convenable de fixer deux séances dans les écoles, une le matin pour les garçons et l'autre le soir pour les filles. D’autres mesures sont possibles comme installer les garçons et les filles dans deux endroits différents ; s'il n'y a qu'une classe séparer les garçons et les filles dans la pièce, faire les faire entrer et sortir séparément à 1/2 heure d'intervalle. Ils ne doivent pas se trouver ensembles à la sortie. La femme de l'instituteur peut surveiller les filles pendant que son mari est occupé avec les garçons. Les comités de surveillances feront connaitre la mesure qui sera adoptée. »

« Le conseil royal consulté sur la question de savoir si un instituteur légalement breveté, qui, sans autorisation, reçoit dans son école des élèves des deux sexes, n'a pu ni voulu attacher de pênes judiciaires à l'infraction de cette disposition, qui reste soumise à l'action disciplinaire des comités. »

A partir de 1828 les ordonnances relatives à l'instruction primaire s'appliquent aux deux sexes (Ordonnance du 21 avril 1830)

Evolution

"Dans l'exposé de la loi devant les chambres le ministre déclare "Il est impossible d'imposer à toute commune une école spéciale de filles; mais toute commune doit être encouragée en établir une, selon ses ressources et d'après le vœu du conseil municipal." "La loi veillera à ce que les garçons et les filles soient convenablement séparés "

"La première révolution avait prodigué les promesses sans s’inquiéter des résultats; l’empire épuisa les efforts dans la régénération de l'instruction secondaire; il ne fit rien pour celle du peuple. La restauration, jusqu'en 1828, a consacré 50,000frpar an à l'instruction primaire. Le ministère de 1828 obtint des chambres 300,000fr. La révolution de juillet nous a donné un million chaque année, c'est à dire en deux ans plus que la restauration en quinze années."

Les écoles normales: l'empire en laissa une la restauration cinq ou six et en deux années le gouvernement de l'époque à perfectionné celles existantes et en a ouvert 30 autres.

Sous la seconde république

Loi du 16 mars 1850 Chapitre V les écoles de filles

A 48 l'enseignement primaire dans les écoles de filles comprend outre les matières de l'enseignement primaire énonces dans l'article 23, les travaux à l'aiguille

A51_ Toute commune de huit cents âmes de population et au-dessus est tenue, si ses propres ressource lui en fournissent les moyens, d'avoir au moins une école de fille, sauf ce qui est dit à l'article 15

Le conseil départemental peut en outre, obliger les communes d'une population inférieure à entretenir, si leurs ressources ordinaires le leur permettent, une école de filles, et, en cas de réunion de plusieurs communes pour l'enseignement primaire, il pourra, selon les circonstances, décider que l'école de garçons et l'école de filles seront dans deux communes différentes.

La loi de 10 avril 1867 ramène à 500 le nombre d’habitants, d’une commune pour pouvoir ouvrir une école de filles .

loi du 10 avril 1867

Nouveau code instruction primaire donnant l'état de la législation au 1er juin 1867 A Picard 1870 ( BNF gallica)

art. 1er Toute commune de cinq cents habitants et au-dessus est tenue d'avoir au moins une école publique de filles, si elle n'en est pas dispensée par le conseil départemental, en vertu de l'article 45 de la loi du 15 mars 1850.

Dans toute école mixte tenue par un instituteur, une femme nommée par le préfet, sur proposition du maire, est chargée de diriger les travaux à l'aiguille des filles. Son traitement est fixé par le Préfet, après avis du conseil municipal

Dans l'article 3 il est dit que toute commune doit fournir aux instituteurs, institutrices et à leur adjoints et adjointe un local convenable tant pour leur habitation que pour la salle de classe, le mobilier de classe et le traitement;

Art 4._ Les institutrices communales sont divisées en deux classes.

Le traitement de la première classe ne peut être inférieur à 600 francs (500francs) et celui de la seconde à 500francs (400francs).

Cet article a été modifié par les articles 4 et 6 du décret du 6 juillet1870, p 161.

Instituteurs adjoints 1ere classe 500fr; 2° classe 400f.

Institutrices adjointes 350fr

Dans l'article 8 il est mentionné qu'une commune qui veut entretenir une ou plusieurs écoles entièrement gratuite le peut. En sus de ses ressources propres et des centimes spéciaux elle peut ajouter des centimes exceptionnels sans dépasser 4 centimes.

Une subvention peut être allouée à la commune sur les fonds du département si les ressources sont insuffisantes.

Première école de Filles

L’épouse de l’instituteur veut ouvrir une école de fille : Me Doumens

9 avril 1851 Demande de madame Doumens

Vèbre le 9 avril 1851

« Monsieur le recteur,

Comme il n’y a pas d’école de Fille à Vèbre et que plusieurs demoiselles sont privées d’instruction parce qu’elles ne veulent pas fréquenter l’école communale, je voudrais me charger d’exercer les fonctions d’institutrice

Mais n’ayant pas de brevet et me croyant incapable d’en obtenir un présentement il me faut nécessairement une autorisation provisoire

En conséquence, je viens vous prier de vouloir bien m’autoriser, ou me faire autoriser par le conseil académique, à diriger, dans u local spécial, une école ouvroir dans laquelle les jeunes demoiselles, en outre de l’instruction élémentaire que l’on reçoit dans les autres écoles, seront exercées aux travaux de leur sexe.

J’ose espérer Monsieur le recteur que ma demande sera favorablement accueillie.

J’ai l’honneur d’être avec le plus profond respect, Monsieur le Recteur, votre très humble servante.

Clémence Doumens femme de l’Instituteur »

20 avril 1851 M adame Doumens veut instruire les jeunes filles

L’inspecteur des écoles primaires adresse au recteur une demande de Madame Doumens épouse de l’instituteur qui désire ouvrir un cours pour les jeunes filles de Vèbre. L’inspecteur demande au recteur d’accueillir la demande favorablement. Il écrit : « Madame Doumens ainsi que le dit fort bien le délégué cantonal, dont l’avis est ci-joint, a une bonne éducation ; elle ne manque pas d’instruction, & à mon avis, c’est une bonne fortune pour Vèbre qu’elle veuille bien avoir une école. »

L’inspecteur indique au recteur, comme il le disait dans son rapport trimestriel, que c’est la seule façon d’obtenir la séparation des sexes dans les communes rurales, séparation si importante au point de vu de la morale.

Apostille : Autorisé le 22 avril.

11 avril 1851 Avis du délégué cantonal

« Monsieur le Recteur

C’est avec plaisir que j’apostille la lettre de Mme Clémence Doumens, qui mérite sous tous les rapports qu’on s’intéresse à ce que sa demande soit favorablement recueillie.

Cette dame qui par modestie se dit incapable d’obtenir un brevet de capacité, peut très bien élever de jeunes-petites filles ; leur donner les premières notions de l’instruction élémentaire, et les exercer aux travaux manuels de leur sexe. Son mari, monsieur Doumens, instituteur modèle, est bien digne par ses qualités morales, et intellectuelles, de suppléer au degré de capacité dont Mme Doumens pourrait manquer provisoirement. Et à ce sujet, je prends la liberté de recommander à la bienveillance de Monsieur le recteur, la demande de la future institutrice.

J’ai l’honneur d’être, monsieur le recteur, avec une parfaite considération votre très dévoué serviteur.

Bonnand Jeune Délégué Cantonal, de Vèbre Lassur, et Garanou »

Préparation à l’école normale, aperçu
2 Avril 1855 Lettre de Mr Doumens, instituteur, à l’inspecteur

Relative à une candidature à l’école normale.

L’instituteur écrit à l’inspecteur pour lui demander s’il est encore possible d’insérer sur la liste des aspirants à l’école normale un de ses élèves de 18 ans. Il habite Albiés et vient à l’école de Vèbre il a un bon caractère et ferait selon Mr Doumens un excellent instituteur. Il s’agit du neveu de Monsieur Vidal secrétaire général de l’évêché de Pamiers.

Monseigneur Vidal, né à Albiés, sera cardinal à Rome, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont notamment l’histoire de l’évêché de Pamiers et des ouvrages sur les correspondances diplomatiques du Vatican et des poèmes en patois.

Noter que dans la lette l’instituteur emploie le mot Monsieur.

8 avril 1866 Le 12 mars 1866 Mr Morareau est nommé Instituteur en remplacement de Mr Raulet. Madame Morareau est provisoirement autorisé à ouvrir et à diriger une école de fille.

Par lettre du 19 mars monsieur l’Inspecteur primaire invite la commune à prendre toutes les mesures nécessaires aux fins de se procurer une salle pour recevoir les jeunes filles.

Le maire n’en a pas trouvé. Il a proposé au propriétaire de la maison d’école d’ajouter une salle à côté de celle des Garçons, moyennant une augmentation celui-ci lui a répondu qu’il ne voulait faire aucunes dépenses et que si la commune voulait une salle elle pouvait la faire à ses frais.

Une salle, indépendante, sera aménagée dans le hangar attenant à l’école des garçons. Les matériaux resteront la propriété de la commune. Plus tard le curé les récupérera pour aménager une souillarde au presbytère. Cout des travaux 123 francs. Les cloisons et le sol seront en briques.

Dimensions 4mX3m les murs seront plâtrés ainsi que la poutre les chevrons seront appropriés pour recevoir le plancher du plafond. Une porte sera confectionnée et deux lucarnes vitrées.

Madame Morareau

A Vèbre Me Morareau organise la première école de fille,. Elle aura les pires difficultés à toucher son salaire, voir infra.

L’état des situations du 31 décembre 1868 (4) 1T168 nous renseigne sur les écoles de filles dans le canton.

Dates de construction

Albiés 1868 ; Aston 1868 ; Cabannes 1868 ; Verdun 1866 ; Vèbre 1866

VEBRE

Ecole laïque ouverte en 1866 ; 22 élèves payant 4 gratuits

L’école de filles de Vèbre n’appartient pas à la commune. Etat de l’école passable mobilier passable.

L’école de Garçons accueille 36 payants et 12 gratuits. Maison d’école passable, mobilier moyen, jardin instituteur 7,90 m2. La commune n’avait pas encore acheté la maison Denjean louée pour servir de maison d’école.

Ecole de filles

Institutrice Me Morareau est née le 10 mai 1837 à Lavelanet Elle est à Vèbre depuis le 18 mars 1866. Première nomination le 1er mai 1858, affectation précédente : Prades, Aigues vives et Madière.

Traitement 700 francs.

Notes 1° Bien

2° conduite bonne, bonne relation avec la population, très tendue avec le maire.

Ecole de Fille canton des Cabannes année1849-1850

Cabannes Population 616 école privée élémentaire

Livres approuvés suffisant un peu mal choisis.

Élèves 50 (40 en été)

Cabanne élève 34 (34 été) 34 payants.

Etat des enfants qui ont fréquentés l’école de fille en 1868

; Parents; enfants; ; Parents ; enfants

1; Alliat auguste; Alliat claire; 26; Of jean;

2; Apine joseph; Apine marie; 27; Rivière Patrice; Rivière marie

3; ; Apine Anne; 28; Soula Jean; Soula Marie

4; Alzieu Guill* cadet; Alzieu Marie; 29; Soula Joseph; Soula Pauline

5; Alzieu Jean; Alzieu Madeleine; 30; ; Soula Dorothée

6; Alazet Baptiste; Alazet Marie; 31; Soulié François; Soulié Marie

7; Authié François; Authié Mélanie; 32; Sicre Raphaël ; Sicre Justine

8; « ; Authié Sophie; 33; Laguerre Jean; Laguerre Lucie

9; Bonnel Ferdinane; Bonnel Marie; 34; Authié François; Authié Josép)hine

10; Barre jn Baptiste; Barre Madeleine; 35; Furieux J’érôme; Ferdinand Baptistine

11; Berninat Antoine; Berninat Marie; 36; Bonnel Ferdinand; Bonnel Sophie

12; Berninat Barthélémy; Berninat Marie; 37; Pélissié Jean; Pélisié Claire

13; Cambus jérome; Cambus Marie; 38; Esquirol Jean; Esquirol Mathilde

14; Canal françois; Canal Laurentine; 39; Fournié François; Fournié marie

15; Esquirol Jean; Esquirol Madelaine; 40; Laguerre Jean ; Laguerre Marie

16; Furieux Jérôme; Furieux Anne; 41; Gouzy Adolphe; Gouzy Adéle

17; « ; Furieux Joséphine; 42; Galissié Pierre; Gallissié Marie

18; Fons Baptiste; Fons Pauline; 43; Bergeaut Joseph ; Bergeaut Marie

19; Gouzy Armand; Gouzy françoise; 44; Gardes Pierre; Gardes pauline

20; Gouzy Mathieu; Gouzy Zéline; 45; « ; Gardes Coralie

21; Gardes Pierre; Gardes Marie; 46; Lafaille Guillaume; Lafaille Emilie

22; Gendreu Marguerite; Gendreu Marie; 47; Soula Jean ; Soula Berthe

23; Joucla Jean; Joucla Marie; 48; Maury Jean; Maury Rosa

24; Lafaille Ambroise; Lafaille Zoé; 49; Alzieu Guillm Cadet; Alzieu Baptistine

25; Maumetor Bruno; Maumeton Marie; 50; Ponsy joseph; Ponsy Adeline.

Certifié conforme au registre matricule Vèbre l’institutrice le 24 février 1870 Me Morarau

13janvier 1873 Brouillon de lettre de l’inspecteur (titre non précisé) au Préfet

Traitement de l’institutrice.

Les communes de Vèbre et d’Urs comptaient ensemble 582 habitants lorsqu’elles étaient réunies pour l’école. L’école spéciale de fille fut créée après la promulgation de la loi du, 10 avril 1867, mais le 19 mai 1870 Urs demanda et obtint la création d’une école mixte. La commune de Vèbre ayant moins de 500 habitants n’avait donc plus droit à partir de cette époque à une école subventionnée par l’état. L’état n’est plus tenu de subventionner l’institutrice. L’école de fille rend d’importants services 46 jeunes filles en 1871 et plus de 50 en 1872.

La nouvelle institutrice s’appelle Melle Carbonne et les inspections ont toujours eu à se louer de la qualité de ses services.

Il y a lieu de demander à l’état une subvention de 500f pour assurer le salaire de l’institutrice et de maintenir cette école jusqu’au vote de la loi sur l’instruction primaire, qui abaissera à 400 ou 350 le nombre d’habitants nécessaires pour avoir une école de fille subventionnée.

3 janvier 1873 Lettre de l’inspecteur primaire à l’inspecteur d’académie

Traitement de l’institutrice

Les arguments de cette lettre pour le maintien de la subvention à l’institutrice sont ceux repris par l’inspecteur d’académie dans son brouillon de lettre au préfet (supra).L’inspecteur juge l’institutrice capable, appliquée elle a une excellente conduite et une tenue qui lui valent la confiance des autorités locales et des familles.

Deuxième école de Filles

Le bail de l’école des filles est signé avec Marie Soula épouse Gardes le 15 mai 1870 pour une durée de 2 ans qui sera renouvelée pour 3 ans en 1872 et en 1877et pour 65 francs par an ; nous n’avons pas de trace pour 1875.

La maison se trouvait au quartier Nifort, maison mitoyenne de la maison Caralp côté levant. La salle de classe de 5m 60 x 5m 46était au rez-de-chaussée l’étage comprenait une cuisine et une chambre. Une grange se trouvait de l’autre côté du chemin.

Le bail de l’école de garçons qui avait été reconduit en 1872 l’est à nouveau en 1874 pour 2 ans et 90 francs par an

PPP à suivre

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Henri Thoa 30/03/2014 11:35

Jean-Michel
Si tu ne veux pas te faire pirater aisément le contenu de tes investigations ....Je e conseille de désactiver le "clic droit"
Un petit futé pourra toujours le faire mais tu rendras ainsi la tâche plus difficile
Amicalement,
Henri Thoa

Henri Thoa 30/03/2014 11:31

Salut Jean-Michel
J'ai réussi à y entrer
Je l'ai mis en favori
C'est toujours avec plaisir que je viendrai consulter
L'histoire du village
Ses anecdotes
et le resultat de tes diverses activités que tu contes si bien
Aditiats
Amicalement,
Henri dit "Le Pèlerin" sur mon Blog