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vebre09marseille-histoire fleursetgraindesel

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Ce blogue a pour but de vous faire part de mes recherches, bien modeste, sur l’histoire de Vèbre et de sa région. Mais aussi de mettre en ligne un peu d’histoire des plantes du jardin botanique de Marseille; mon lieu de résidence. Le tout agrémenté de photographie et d’autres textes.

Publié le par Ponpon de,pey
Publié dans : #histoire Ariège

 

Voilà déjà quatre années  que les recherches sur les maisons de Vèbre occupent une bonne partie de mon temps et de mes soirées et  ce souvent fort tard dans la nuit. Au départ  dans une discussion quelqu’un me demanda de quand  pouvait dater la maison de Césarine. La mairie détient les anciennes matrices ainsi que le plan de 1829, une belle œuvre, et donc je me plongeai dans leurs consultations. Puis je remontai le temps et consultai le terrier de 1673 le  livre de mutation de 1744 et cadastre de 1783 aux archives à Foix. Je termine ce travail en publiant sur mon blogue le résultat de ces recherches d’amateur.

 

Le terrier et le livre de mutation ne possèdent pas de plan. Tous les registres donnent immuablement au premier article la maison d’habitation  et dans cet article le nom du propriétaire, le sobriquet, les biens compris dans l’article puis la contenance et le degré d’imposition suivi de la surface totale et de l’impôt de l’article. La fin du  relevé de chaque propriétaire donne le total de l’impôt dans le dimaire  Le livre de mutation et le cadastre de 1783 mentionnent  la surface totale.

Le cadastre de 1783 est un modèle  de calligraphie il mentionne en plus la catégorie sociale des propriétaires. La commune avait demandé que ce soit du bel ouvrage et c’en est un. Les cartes sont dressées par quartier et pliées en fin du livre les bords ont souffert avec le temps et sont parfois déchirés ou absent. Malgré tout j’ai pu avoir la totalité des plans des quartiers habités. Chaque parcelle mentionne le tracé du périmètre  la nature du bien(maisons cabannat) surface et impôt mais pas  l’implantation exacte du  bâti dans la parcelle.Le  travail sur le livre de mutation de 1744 s’avéra difficile car il est raturé par les nouvelles annotations  de plus il manque quelques propriétaires du Manché.

 Les parcelles sont localisées par le quartier et par les confronts.

Ci-dessous le premier propriétaire mentionné  Il habitait la maison démolie d’Anne  Marie au Manché  le quartier a conservé son surnom. Il s’appelait au préalable puget   qui pouvait prêter à confusion avec En Pujol.

 

Peyrou denjean dict del manché tien et posséde une maison cabannat ,paty, et hière audit lieu  de bèbre .confronté du levant  du dict  denjean du midy raymond soulié couchant denjean aquillon le chemin contien la maison sept cannes,cabannat sept cannes paty trois boisseaux la hière demy boisseau porté tout six sols un denier demy

ci & i g1/2  (6 sols 1denier ½) ;

 

Les registres de la révolution sont mal écrits sur du papier de mauvaise qualité ;  certaines matrices semblent absentes.

Chaque maison est mentionnée par le numéro cadastral correspondant au plan de1829 puis sur celui du plan actuel 

J’indique les propriétaires  dans l’ordre 1673,1744, 1783 ,1792 ,1829 si je les connais puis 1836 et suivant.

Les matrices de 1836 donnent les noms des propriétaires successifs par rôle.  Chaque article se caractérise par le numéro du folio date d’entrée date de sortie la nature du  bien maison(m) grange (g) etc., puis par l’impôt ou ouverture pour la maison, la surface  de la grange si elle a un  numéro en propre et son imposition.

Nous connaissons donc la surface des maisons sous l’ancien régime mais pas après 1829.

Les matrices fournissent les mutations diminutions, augmentations Nouvelles constructions démolition ;

 

Initialement je ne prévoyais que l’étude de la surface  puis j’ai étendu  le travail aux impôts et aux surfaces. Je travaille   à Marseille partir des photos et des relevés  effectués à Foix et malgré tous les contrôles il me manque quelques données mais cela  n’affecte pas l’étude de l’habitat ou du suivi des propriétaires.

 

L’insertion des tableaux sur le blogue est assez compliqué vu le nombre et la taille .Je vous ferais passer si  vous le désirez l’étude concernant votre maison.

 

Coté généalogie  la matrice ne donne pas  toujours le nom de l’épouse ou de l’époux  ni bien sur la date de naissance. Dans presque toutes les familles c’est le mari qui venait habiter chez ses beaux-parents. La chronologie des propriétaires aide donc la connaissance de la lignée par les femmes.

 

Les propriétaires des maisons de Vèbre de 1673 à1945

Relevé des matrices cadastrales

 

 

J-Michel Poncy

20/06/2014

 

 

 

 

LES HABITANTS DE VEBRE  SOUS L’ANCIEN REGIME

 

            Lorsque l’association Vèbre chemins faisant vit le jour  j’étudiai   l’histoire du village et rédigai un certain nombre de textes sur elle que j’aie insérés dans le blogue de l’association : (http://www.ariegecheminsfaisantvebre.com/). Le nombre de personnes nées au village s’amenuise, j’ai également connu les dernières familles ayant leurs racines à Vèbre. Celles qui y étaient restées  vivaient de l’agriculture, à l’ancienne pour la majorité. Celles qui l’avaient quitté le retrouvaient régulièrement comme nous retournons au pays  pour les vacances.  

                Avec tous ces travaux historiques j’ai pris gout  à étudier les archives. Les publications dans Vèbre Chemins Faisant ne sont que des monographies d’amateur plus ou moins bien écrites. Malgré cela, à l’aire d’internet et de  la généalogie, je pense que la publication des historiques de chaque maisons peut apporter quelque chose en plus à celles et ceux qui vivent à Vèbre ou qui ont leurs origines dans ce village même s’ils n’y reviennent plus.

                Nous avons la chance d’avoir aux Archives de l’Ariège un terrier de 1673 un livre des mutations de 1744 et le premier Cadastre de 1783  plus les matrices et autres documents de la révolution. La mairie conserve les anciennes matrices à partir de 1836 et le plan de 1729.

                Vous trouverez dans ce document un petit historique, une présentation des quartiers en 1673  et l’étude des métairies. Le cadastre de 1783 mentionne pour la première fois les métairies de Vèbre, quatorze sur une cinquantaine au total. Sur ce nombre 13 figurent sur le plan de 1936 mais pas sur celui de 1829 et cinq sur aucun plan.  La deuxième partie donne tous les propriétaires des maisons tels qui figurent sur les terriers puis sur les matrices.

 

I UN PEU D’HISTOIRE

                   1° Age de Bronze

                En 1990 Suite aux travaux pour soutenir le terrain excavé des ossements furent découverts sur le terrain de maisons récemment construites à la tire del Manché

Extrait du rapport de fouilles de Mr Bellamy Archéologue Départemental.

 

RAPPORT DE FOUILLES DE SAUVETAGE 

Vèbre « La Tire du Manché » …

ARIEGE

Autorisation n°85 du 14 août 1990.

Situation géographique

La fouille de sauvetage d'urgence, objet du présent rapport, située sur la Commune de VEBRE (Ariège) à proximité du lieu-dit :"La Tire de Manché" est incluse sur la parcelle 1.290 de la section A2, appartenant à Monsieur SEGUELA et à Monsieur PILLER Régis. Ses coordonnées Lambert sont :

x = 550,150          - y = 53,200          - altitude              610 mètres environ.

 

Description de la sépulture

                Celle-ci reposait sur une couche d'argile compacte de couleur jaune à une profondeur de 80 cm et avait été en grande partie dégagée lorsque nous nous sommes rendus sur les lieux. C'était le squelette d'un individu adulte abrasion importante des dents), allongé sur le dos, orienté

W-E (la tête étant à l'ouest). La disposition était très visible. La plupart des articulations étaient en connexion anatomique indiquant ainsi que le squelette n'avait pas connu de dé­placement après son inhumation (photo + plan).

La position du membre antérieur gauche légèrement repliée, semble indiquer que la main devait reposer sur le bassin ( pubis Bien que le crâne ait légèrement basculé, il semblerait qu'il reposait à l'origine sur l'occipital, si l'on en juge d'après la mandibule en position bien à plat.

Comme nous l'avons déjà souligné, l'utilisation de la pelle mécanique a entraîné de nombreuses détériorations du squelette                destruction totale du membre antérieur droit, de la partie droite de la cage thoracique, du bassin et de l'ensemble des membres inférieurs.

On ne peut pas savoir si cette sépulture avait été aménagée du fait que dans ses limites ouest, sud et est, les couches ont été profondément excavées. L'absence de vestiges à proximité ne nous permet pas de proposer une datation pour cette sépulture. Nous reviendrons sur ce point dans nos conclusions

 

                Les terrains environnant ont subi des glissements de terrains mais le squelette semble ne pas avoir subi de déplacement après son inhumation

Ces restes pourraient dater de la fin de l’âge du bronze ou de la période protohistorique.

Il y avait probablement  des habitants à Vèbre.

L’endroit où se trouvait cette sépulture  est bien situé,  soleil, à proximité de sources abondantes avec un terrain facilement cultivable, un sol riche en aval des pentes du Quié et le tout totalement à l’abri des inondations ;

Pendant l’époque romaine nous n’avons aucune trace si ce n’est le reste d’un castellum et des pièces de monnaie trouvés

De l’époque Wisigoth  nous n’avons aucune trace, mais le village devait déjà exister.

 

                2° Echange de 970

                _Testament d’Hugues Evêque de Toulouse

C’est la première mention de notre village. Le texte est mentionné dans l’Histoire Générale du Languedoc de Don Vic et Don Vaissette  (1)

Dans le testament d’Hugues nous trouvons :

En bas de la page 436 et début de la page 437 Ipsa  Culteria cum ipsa ecclesia quae est fundata in honore sancti Stéphani, et ipsum aloden quem vocant sanctum Simplicium cum ipsa ecclesia remaneat Vodalrigo, et uxori suae Adalaisae, et Bernardo filio eorum ; post didiscessum vero eorum remaneat sancti Stéphani. Première mention de Vodalrigo  Qui était-il ?

Page 437 : « Fadervila et illa boscaria remaneat Amardo. Ipse alodes de ipso Solario vel Isa, et ipse alodes quem aquisivi  de Donato clerico, que cuem dicunt Casalis remaneat rodgario comite  dum vivit, post suum discessum remaneat sancti saturni. Ipse casalis cum ipsas vineas quem acquisivi de geraldo, Vibullono villa, Remaneat Bernardo filio Grimaldi, exceptos illos quatuor aripendos quostenet Bernardus dispensator ; post discessum suum  remaneat sancti saturni. Ipse alodes de Sancta Gabella  et de Castellono, et de ipso Brolio, et de Merentio  et de Graduaqua remaneant Vodalrici vel filio suo ; post discessum vero  corum remaneat sancti Stephani. » Brolio pourrait donc être Vèbre, l’église n’est pas mentionnée.

Garrigou nous dit  dans Documents et chartes relatives au Sabarthés pour servir à l’histoire du pays de Foix. Etudes historiques Toulouse 1846(2)

                _« Avant leur mort Arnaud,et Arcinde avaient dèjà donné à leur fils ainé Roger, qui fut le premier comte de Carcasssonne de son nom, le château de Castelpenent:  St-Volusien de foix, monastère fondé par Charlemagne (3), reçut d'eux en même temps deux cazals(maison de campagne avec jardin), situé au village d'Amplaing.Les historiens de foix placent cette libéralité sous la date de 966 à 974; mais les historiens du languedoc prouvent la fausseté de ces dates, en démontrant qu'Arnaud mourut avant 966 »              « Ce fut vers le même temps que Hugues, évêque de Toulouse, qui ne parait pas étranger à la famille d'Arnaudd, donna le lieu de Mérens àVodalric ou Godalric, dont le nom dénote l'origine gothique(6) et que Godalric  vendit ou céda à Arnaud l'église et le village de Bèbre. »

Dans  le ministériat de Lordat

                _En 966 l’église semble être construite. Les textes de Garrigou sont à prendre avec précautions d’après les historiens actuels.

En 970 Un texte d’échange d’alleu conservé au musée de l’école des chartes dans une liasse des pièces de Foix mentionne la villa de Vèbre.

A l’époque romaine et carolingienne le mot villa désignait  un domaine à la fin du X° siècle il ne reste plus dans le Languedoc que quelques rares villas Réf.: Villages médiévaux en bas Languedoc genèse d’une société(3)  Les autres ont été divisées en manses. Dans les villas et dans les manses l’habitat est dispersé. Ici le mot villa désigne un habitat.   

 

« CROS-MAYREVIEILLE, Histoire du comté et de la vicomté de Carcassonne, tome I, 1846, pp. 36-7 acte XXIX:

Echange entre Roger, comte de Carcassonne, et sa femme et Sancio Dato et sa femme Goidlanae et leur fils Bernat, clerc, de possessions dans la vallée de l’Ariège. In ministerio Lordadense: Mention de biens dans la villa d’Alveiros] avec la moitié de l’église qui est en l’honneur de saint Projet, de biens dans la villa qui s’appelle Borbori et son église Saint-Peire qui lui vient de son parent feu Guadalgo et le casal construit avec terres et vignes qui est in Banatoet qui fut à feu Gairardo que Sans Dato tient et la moitié de l’église qui est fondée en l’honneur de Saint André in villa Adalone en échange avec l’alleu qui est in villa Sauratoavec son église fondée en l’honneur de saint Sernin que Sans reçoit. » Traduction Florence Guillot.

(1)Le texte de l’échange se trouve dans l’Histoire générale du Languedoc _Echange entre Roger comte de carcassonne, et sanche, etc. an 970 preuve LXIII Histoire générale du Languedoc tome III Dom Vic , Dom Vaissette P.448 Lacour Redivia1993

(2) (Cote archive à Foix 8° 56)

(3) T.IDu château au village XI°  XII° siècles Monique Bourin Derrvau.

                3°Moyen âge

  • Donation à Cluny

Le 24 janvier 1074 le conte de Foix donne à Cluny des biens dans le  Lordadais. Vèbre si trouve sous le nom de :villa de Burbre  mais son église ainsi que celle d’Unac ne sont pas données à Cluny. Vèbre.

  •  Rstitution deRoger III . Il en 1144 rendait à l’Abbé de Foix la maison  du sacristain située au lieu- dit Assafon à Bébré : »
  • Rôle des feux du comte de Foix En 1390 (A de Dufau de Maluquier. Bulletin de la Société des sciences et lettres et art de Pau 1898-1899)
  • Un Habitant de Varilhes possède des terrains à Vèbre

« La boria de Bernat de Buebre_stay P. de daral  (Pey)

Pey de la coma propriétaire de Varilhes, en 1300._ « Feliso del plaa deu loc de verniola » déclara, le 26 février 1300, à Varilhes, qu'il possédait 20 cesterades de terra, stituades a Bèbre » La description des confronts ne correspond pas au lieudit Pey à Vèbre puis qu'ils parlent du chemin qui va de Pamiers à St Félix? Erreur de transcription probable

Cette possession a laissé son nom au quartier Pey

ref Arch. des B Pyrénées, E. 484, fos 8 V° ; 26 et 101

  • Le 24 mars 1401 Ponsii de Luzenac donzel fondé de pouvoir de   Noble Guilhem Bernard de Luzenac, son père, rend hommage à Archambaud et Isabelle Comte et Comtesse de Foix
  • Le 16 Mars 1401 Jordii de Miglos rend hommage au Conte et Comtesse de Foix pour la possession de la moitié du moulin de Vèbre.
  • Le rôle des feux du comté de Foix ( XV°) ne donne pas les feux de Vèbre, nous n’avons qu’un complément à un original.

Quelques données concernant  les villages voisins

Garanou 16 feux  Population 72 habitants (environ) _  Luzenac 22f 99h _  Unac 23f 104h _  Sortadel 7f 32h _  Vernaux 7f 32h

 

Aston 21f  95h _  Ax 252f  1134h    Ax vieille ville 6f  27h _   Cabannes 8f  36h _    Verdu 39f  176h _   Vicdessos  41/2f  380h

Ussat 10f  45h  _  Tarasco 20f  905h  Foys et Cadirac 744f  3 348h

 

Verdun 25 feu entier; 13 feu de gentil qui valent 7 total  32feux

Albies 32 feu de mossen; 20 feu gentil=10 total 13

Vernaux  7 gentils=3 liste incomplète

 

  • Dénombrement  des feux sous Louis XIV

Dénombrement du Comté de Foix sous Louis XIV1670-1674

Lordadais page 74

Le moulin de Vèbre est  tenu du Roi par Sieur de Fantillon

Vèbre verse les albergues  aux Dames des   Salenques 10 livres et a  9f1/2 soit 4 1/2 feux  contals et 5 feux  gentils.

gentils 1/2 feu pour le seigneur 1/32 pour le suzerain

feu allumant ménage famille

Cabanne 8/36 Ax 252: 1134;garanou16/72 Lassur 10/45 Luzenac 22/99

Unac 23/104; vernaux 7/32 lujat6/27

 Reformation

Cote Des Registres De l’état –Civil De l’église.

 

Anciennes mesures locales

                Elles nous sont connues Par  des tables de conversions _Anciennes Mesures Locales du Sud-Ouest conversion Anel Poitrineau  Disponible sur Google ; http://books.google.fr/books?id=RQP2c4uyz9oC&pg=PA58&lpg=PA58&dq=poitrineau+canne&source=bl&ots=GhfA4_3OK7&sig=Bt2X7UORaOxru1HvvW_1MuXEcC4&hl=fr&sa=X&ei=KN7iUpqKCMrF0QWyhoDoAw&ved=0

 

 Canne  Cabannes = 1,783m;

Ax 1,786

Canne carrée 3,179089   environ 3.18ca

Mesures agraires Cabannes

1 séterée =27.47ares(  864cannes) ;1st =8me =32b

Donc 1b = 27.47a/32=0.8584a =85.84ca

 

II DOCUMENTS  DE LANCIEN REGIME

                1°A Foix

Les Archives Départementales  possèdent pour notre commune un terrier de 1673, un livre de mutation  de 1744, un cadastre de 1783, une matrice de 1792.

_Le terrier ainsi que le livre de mutation ne nous fournissent pas de plan des parcelles. Le livre de mutation est incomplet et de lecture  difficile   de plus il manque les premiers feuillets. Le cadastre de 1783 est d’une très belle œuvre comme il avait été demandé par les commanditaires, qui devaient être fatigués de travailler sur des livres illisibles et surchargés. Chaque feuille de plan représente un quartier, les parcelles représentées ne comportent pas le dessin des maisons et granges  mais elles indiquent  la surface et l’ imposition  pour chaque parcelle. Le bord des plans est parfois manquant et souvent déchiré le centre étant bien lisible.

Ce cadastre fourni la surface et imposition totale de la commune le métier des propriétaires et leur lieu de résidence ;

La matrice de la révolution est de très mauvaise qualité, papier et écriture.

                Les actes paroissiaux de Vèbre ne sont pas antérieurs à 1673 (1675)Je ne les ai pas encore consultés.

 

                2°Le terrier et livre de mutation

                Ils ne possèdent  pas de plan mais décrivent les confronts toujours dans l’ordre du levant, du midi, du couchant de l’aquilon (1673) du septentrion 1744,1783. Les livres inscrivent au premier article la maison d’habitation.  Chaque article comporte la surface et son imposition détaillée, toutes les parties d’un article ne sont pas forcément imposées au même taux. Le final du rôle mentionne la surface totale et l’imposition totale. La somme indiquée n’est qu’une base de calcul. L’impôt était fixé en nombre de feux pour la commune.

 

                3°Le bâti.

                Il comprend à toutes les époques la maison, en 1673, 1744 le cabannat, et le  Patty. En 1783 le cabannat ,deux mentions seulementde paty  et la grange apparait.  La grange  du latin granum désigne un endroit où l’on remise les récoltes. Dans les livres d’histoire du comté de Foix il est fait mention des granges du comte, de l’abbaye de Boulbonne de l’abbaye de Foix le mot devait donc désigner de grandes exploitations et entrpots . Sur le cadastre de 1783 il désigne le bâtiment agricole qui comporte l’étable ou bergerie au niveau du sol et le fenil au-dessus.  Le cabannat vient du mot cabanna, ae: cabane s’agissait-il de la grange telle que nous l’entendons ou d’une grande cabane à un seul niveau pour abriter les animaux ?. Je n’en sais rien. Le paty est présent presque dans toutes les familles. Il vient du  latin Pastio, obis,  pâturage; en Camargue lieu ou pâturent les chevaux pour Adelin Moulis : cour, basse- cour dépendance d'une maison ou partie d’une ville d’un lieu. Le cadastre de 1783 mentionne  les paty sans d’autres précisions. Ils ne touchent pas forcément la maison, pour deux il précise paty de maison. Il devait soit désigner une dépendance pour remiser la basse-cour les porcs etc. ou un fenil ? Presque toutes les maisons en possédaient un. Certains ont été transformés en jardin, la construction devait donc être légère. Toutes les surfaces bâties sont exprimées en canes, comprendre canes carrées. Les surfaces  des terrains non bâti s’exprimaient en séterée, mesurée, boisseau.

 

                4°Hort hière  feratjal.

                L’hort,  jardin en français, la hière : la cour, sont présent dans toutes les familles ou presque. Le blé à l’époque se dépiquait au fléau ou au manège, une cour était donc indispensable pour entreposer les gerbes de blé puis  pour les dépiquer et dresser le paillé et pour les autres récoltes. La feratjo dans mon enfance désignait un maïs fourrage ou une parcelle plantée de trèfle incarnat, les deux se coupent en fin de printemps pour complément alimentaire aux vaches qui allaitent. Le terme désignait, d’après le Roy Laurier, des parcelles où était pratiqué l’assolement triennal.

 

                5° Unités  de mesures  de l’ancien régime

Mesures de perche du présent lieu du lordadais sur laquelle a été fait l’arpentement du dit cadastre.(1783)

L’on compte premièrement par stérée (s) et la stérée  est composée de 800 canes carrées(c ).

Chaque stérées contient 8 mesures (m) de 100 canes carrées

Chaque mesure contient quatre boisseaux  (b ) de 25 canes chacun

Et le boisseau se divise en diverses parties comme  en quart en tiers en demi en huitième douzième septième.

Et la cane est composée de huit pans 

Et le pan de huit pouces, mesure de pred de roy.

Tarif des diverses degrés d’abonnement fixés en conseil général sur lesquels le présent cadastre a été composés

La stérée de terre ou pré au

  1° degré  portera 10sols

2°                           8 sols

3°                           6 sols    

4°                           4 sols

5°                           2 sols

6°                           1 s

A l’égard des maisons d’habitations chaque canne carrée portera  3 deniers de Compois

Les cabannats ou granges  portera                                                                2 deniers

Et chaque quartier de paty de maison  portera                                          1denier

Et  à l’égard des jardins bas cours, sols haires, ferratjals seront abonnés en regard à leur contenance, à raison de 10sols  du 1° degré

 

                Abréviations

cannes carrées : c _boisseau : b mesurées : m_séterée : st

livres : l ou£ ou h(le signe livre de l’époque n’est pas disponible en police)_sol :s  _denier :d

terre :t  _ hière :h paty p _ are : a _centiare ca.

A siuvre les quartiers.de Vèbre

 

Vèbre 09_ Anciens propriétaires des maisons.

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