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vebre09marseille-histoire fleursetgraindesel

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Ce blogue a pour but de vous faire part de mes recherches, bien modeste, sur l’histoire de Vèbre et de sa région. Mais aussi de mettre en ligne un peu d’histoire des plantes du jardin botanique de Marseille; mon lieu de résidence. Le tout agrémenté de photographie et d’autres textes.

Publié le par Ponpon de Pey
Publié dans : #Diversité

« Chèvre du Rove : L’engouement pour cette race caprine méditerranéenne ne se dément pas avec des effectifs et un nombre d’éleveurs qui n’ont cessé de croître ces dernières années. »

Depuis quelques années une trentaine de chèvres du Rove accompagnent  le troupeau de moutons  de Julien à Vèbre_09 et égayent nos montagnes. Vous pourrez par cet article mieux connaitre cette race  et ses origines.  ppp

La chèvre du Rove, un parcours millénaire  

 

 Copie par JMP  de l’article paru dans  l’Agriculteur Provençal   du vendredi 23 janvier 2015

 

Parler de la chèvre du Rove c’est rouvrir des pages d’histoire. La race a failli disparaître. Depuis quelques années, les effectifs de ces caprins progressent. Ils dépassent les 5 000 mères en 2003,  6000 en 2007 et 8 000 en 2010 Aujourd’hui c’est derrière la chèvre Corse, la race caprine locale la plus représentée.

Actuellement la région Provence Alpes-Côte d’Azur concentre plus de 60%  du cheptel et presque la moitié des éleveurs. Plus globalement  le grand Sud-Est (Paca, Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon) regroupe environ 90%  des animaux.

L’assemblée générale de l’Association de défense des caprins du Rove  s’est tenue le 14 janvier à Saint-Jean de Connues (34) Elle a bien montré  l’engouement pour ce type de race. Le répertoire 2013/2014rzvêle l’existence de I38       éleveurs (contre36 seulement en 1987), pour un effectif réactualisé de 10 514 femelles (+602males). Soit une progression de 33% par rapport à 2010 qui avait vu +38% de progression par rapport à 2007.

 

Le renouveau

Ce renouveau de la chèvre du Rove  n’était pas gagné. Elle a longtemps subi l’ostracisme  de beaucoup et été  « pourchassée » du fait de son appétit un peu  trop féroce pour les arbres .Au  point que sa réhabilitation en 1987 à travers un programme  sylvopastoral faisait écrire dans  l’Agriculteur Provençal du 10 avril de cette même année : « La chèvre n’est plus le diable. »

A l’heure de la déprise agricole,  la chèvre du Rove retrouvait  progressivement  les faveurs  de nombreux élus et forestiers. Nombreuses sont les installations qui ont pu se réaliser par la mise à disposition de terrains à défricher d’urgence.

Cette race caprine rustique résulte d’une sélection naturelle dans les collines de l’arrière-pays méditerranéen. Elle a pris le nom de son terroir d’origine : le nom du village Rove dans les Bouches-du- Rhône  signifie « chèvre » en provençal. La brousse, fromage de chèvre local, fournissait le principal revenu des habitants. La richesse du lait donnait aux préparations fromagères des qualités gustatives exceptionnelles.  Qualités qui firent de la brousse une spécialité très appréciée consommée à Marseille et dans ses environs dans un premier temps.  Tout Marseillais   reste sensible au cri du vendeur de Brousse de son enfance sur la Canebière !  Et du cornet dans lequel il grignotait le fameux fromage… Fini avant l’arrivée à la maison !

 

Des aptitudes fromagères

 

 Comme le rappelle Cyril Vanderstein, chargé du dossier Rove à la Chambre  d’agriculture des Bouches-du-Rhône, cette race se rencontrait souvent au sein des grands troupeaux ovins de Provence  qui , l’été, transhumaient dans les Alpes. Leurs rôles étaient multiples : conduite  du troupeau ovin par les menons, allaitement des agneaux doubles ou orphelins, assurance d’une certaine  subsistance alimentaire pour les bergers avec le lait de chèvre et la viande des cabris.

Ses aptitudes fromagères et sa valorisation  des parcours a incité de plus en plus  de jeunes à s’installer en région méditerranéenne. Au point qu’en 2003, le nombre d’animaux élevés par des éleveurs fromagers est devenu supérieur à celui détenu par les moutonniers, ce qui était une première depuis la relance de la race. En clair, les effectifs  traits devenaient aussi importants  que les effectifs allaitants.  Depuis cela n’a cessé d’augmenter.       

« Aujourd’hui », explique Cyril Vandenstein « le répertoire 2013/2014, nontre que les effectifs évoluent avec une stabilisation du nombre d’éleveurs. Cela indique une professionnalisation  de cette  filière, avec tout ce que cela implique en termes d’organisation et de débouchés commerciaux.  Avec en cours, la création d’une AOP à venir vraisemblablement  fin 2017 sur ce produit. » 

La chèvre du Rove, est une chèvre originelle (Capra aégagnus Priscal) armée de cornes torsadées en forme de lyre, les cornes de certains boucs pouvant atteindre 1m20 d’envergure. Les femelles adultes pèsent entre 50et 60kg Les mâles, 80à 90kg, voire plus. La rusticité exceptionnelle  de ces animaux leur permet de vivre dans la neige, comme de supporter les grandes sècheresses de l’été. Deux hypothèses sur l’origine de cette chèvre : soit la Mésopotamie/ Anatolie/Grèce, importée par les phéniciens à bord  d’un vaisseau coulé au large ; soit son arrivée  par voie maritime au port de Marseille   par les Phéniciens et récupérées par les bergers du Rove  grâce au troc.

Aujourd’hui, l’Institut de l’élevage, en collaboration avec la chambre d’agriculture  des Bouches-du-Rhône et l’Association de défense des caprins du Rove, gère l’inventaire des élevages. A noter que l’Association de défense des caprins du Rove (ADCR)  a été officiellement créée au Mas de Rousty en Arles en 1979 par une poignée d’éleveurs et de passionnés.

S. Lekhal      

Pour en savoir plus : Cyril  Vanderstein, conseiller élevagee de la Chambre d’agriculture des Bouches- du-Rhône au 04 42 23 86 45, ou rendez-vous sur www.agri13.fr

 

Le début du troupeau , aux métairies.

 

Luc Falcot, président de l’association de défense des caprins du Rove

 

«  L’engouement des éleveurs pour la chèvre du Rove est réel ces dernières années mais le dernier questionnaire 2013/2014 révèle que  si les effectifs n’ont cessé de grandir, le nombre des éleveurs lui est resté stable, voire en légère régression du fait de la professionnalisation du secteur. Les amateurs cèdent la place au profit d’élevages plus importants conduits par des éleveurs qui en font leur métier.

Par ailleurs, notre filière reste inquiète sur les modalités à venir de la Pac car on a peu de certitudes sur la suite. La PHAE a été supprimée au profit d’une MEAC mais les surfaces boisées restent mal considérées  idem pour les DPB avec des pourcentages  d’acceptation de surfaces à partir de photos aériennes qui restent sujettes à interprétation selon qui les analyses.

Autre sujet d’inquiétude, sur lequel nous avons tardé à réagir,  celui de l’équarrissage. Jusqu’à présent, les autres espèces payaient pour nous à l’abattage.  Dans la mesure où l’Etat se désengage, des négociations ont été menées par la Fnec (Fédération nationale caprine, ndlr). Au final, la taxe d’équarrissage augmente de 600%   mais le prix d’enlèvement individuel aurait été plus important s’il n’y avait pas eu de négociations »

 Propos recueillis par S.L.  

 

Pour en savoir plus

http://www.lerove.fr/chevre_rove.html

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rove_%28race_caprine%29

 

http://idele.fr/filieres/publication/idelesolr/recommends/mise-a-jour-du-repertoire-des-eleveurs-de-chevres-du-rove.html

 

http://chevredurove.com/index.html

 

Et aussi  tapez : chèvre du Rove sur le moteur  de recherche Google

PPP

[Vignette, fumé pour l'illustration de : La Fontaine, Jean de, "Fables", "Les Deux chèvres"] : [estampe] ([Fumé]) / G. Doré ; L. Fournier

 

Les Deux Chèvres

 

Dès que les Chèvres ont brouté,

Certain esprit de liberté

Leur fait chercher fortune ; elles vont en voyage

Vers les endroits du pâturage

Les moins fréquentés des humains.

Là s'il est quelque lieu sans route et sans chemins,

Un rocher, quelque mont pendant en précipices,

C'est où ces Dames vont promener leurs caprices ;

Rien ne peut arrêter cet animal grimpant.

Deux Chèvres donc s'émancipant,

Toutes deux ayant patte blanche,

Quittèrent les bas prés, chacune de sa part.

L'une vers l'autre allait pour quelque bon hasard.

Un ruisseau se rencontre, et pour pont une planche.

Deux Belettes à peine auraient passé de front

Sur ce pont ;

D'ailleurs, l'onde rapide et le ruisseau profond

Devaient faire trembler de peur ces Amazones.

Malgré tant de dangers, l'une de ces personnes

Pose un pied sur la planche, et l'autre en fait autant.

Je m'imagine voir avec Louis le Grand

Philippe Quatre qui s'avance

Dans l'île de la Conférence.

Ainsi s'avançaient pas à pas,

Nez à nez, nos Aventurières,

Qui, toutes deux étant fort fières,

Vers le milieu du pont ne se voulurent pas

L'une à l'autre céder. Elles avaient la gloire

De compter dans leur race (à ce que dit l'Histoire)

L'une certaine Chèvre au mérite sans pair

Dont Polyphème fit présent à Galatée,

Et l'autre la chèvre Amalthée,

Par qui fut nourri Jupiter.

Faute de reculer, leur chute fut commune ;

Toutes deux tombèrent dans l'eau.

Cet accident n'est pas nouveau

Dans le chemin de la Fortune.

Jean de Lafontaine

Livre XII fable 4.

Cette fable fait penser à une historiette publiée par Saint-Simon 1° janvier 1685 édition Hachette.

 

 

 

http://www.enroutesurlacroute.com/nepal-2013/de-lhassa-a-katmandou-la-route-de-lamitie/attachment/tibet-route-024/

La Chèvre du Tibet

 

Les poils de cette chèvre et même

Ceux d’or pour qui prit tant de peine

Jason, ne valent rien au prix

Des cheveux dont je suis épris.

 

Guillaume Apollinaire

 

A quand les chèvres laineuses au quiè et elles donnent une bonne laine bien chaude pour les temps de frimats; 

Les chèvres de Julien au Quiè de Vèbre ,toujours aussi curieuses.

Les chèvres de Julien au Quiè de Vèbre ,toujours aussi curieuses.

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