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vebre09marseille-histoire fleursetgraindesel

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Ce blogue a pour but de vous faire part de mes recherches, bien modeste, sur l’histoire de Vèbre et de sa région. Mais aussi de mettre en ligne un peu d’histoire des plantes du jardin botanique de Marseille; mon lieu de résidence. Le tout agrémenté de photographie et d’autres textes.

Publié le par Ponpon de Pey
Publié dans : #publications
L'infrarouge et les pyramides.

Les images thermiques de la face est de Kheops (en haut) montrent des écarts atteignant jusqu'à 6 °'C entre deux blocs de pierre voisins (du rouge, le plus chaud, au bleu, le plus froid).

 

Copie de l’article  de Science Avenir de  janvier 2016 n°287

Anomalies au cæur des pyramides

 

Copie de l’article  de janvier 2016n°287

Des mesures infrarouges ont mis en évidence des irrégularités dans leur structure, dont une particulièrement spectaculaire sur la face est de Kheops. La signature d'une cavité?

 

Mehdi Tayoubi est enthousiaste. La première phase de la mission Scan Pyramides, lancée en octobre par la faculté des ingénieurs de I ‘université du Caire (Égypte) et I ‘institut français HIP (Heritage, Innovation, Préservation) qu'il préside, est d'ores et déjà un succès. La mise en œuvre des  technologies non destructives les plus novatrices pour sonder le cœur de quatre grands monuments funéraires de la IV dynastie - Kheops et Khephren sur le plateau de Gizeh, la pyramide rhomboïdale et la pyramide rouge à  Dahchour - tente de résoudre des mystères restés en suspens depuis des millénaires (lire S. et A. no825, novembre 2O15).

 

Un courant d'air chaud alimenterait une cavité

 

 

La première phase de la mission consistait à dresser une carte thermique des monuments. Les mesures infrarouges permettent en effet de voir comment ceux-ci restituent la chaleur du soleil à laquelle ils sont exposés. Toutes les pierres de même nature ayant le même taux démission, si certaines présentent des différences de température, c'est qu'il existe des irrégularités de structure sous la " peau " de l’édifice. Éventuellement des cavités, pièces ou couloirs. << Nous avons pris des mesures ponctuelles sur toutes les faces et le long des arêtes des pyramides, explique Clemente Ibarra-Castanedo, membre du laboratoire de thermographie de I ‘université Laval, à Québec (Canada).Durant le jour, lorsque les monuments absorbent la chaleur en surface et la transfèrent vers l'intérieur. Et durant la nuit, lorsque le transfert thermique se fait à l’inverse : de l'intérieur, qui s'est réchauffé, vers l'extérieur où la température baisse. »

 

Les résultats, annoncés le 9 novembre par Mamdouh Eldamaty, ministre égyptien des Antiquités, ne se sont pas fait attendre : des anomalies ont été détectées sur les quatre pyramides, dont une dizaine sur celle de Kheops. La plus impressionnante apparaissant côté est, au niveau du sol, où l’équipe a trouvé, en phase de réchauffement, une différence de température allant jusqu’à 6 "C entre deux blocs voisins. << Des pierres jointives issues de calcaires de différentes qualités présentent généralement des écarts maximaux de 0,l à0,5 "C >>, explique Jean-Claude Barré, qui a effectué les mesures. Ni la taille des blocs, ni leur orientation ne peuvent expliquer une singularité si importante. Reste I ‘idée, plus Qu’excitante, d'une cavité. Car de I ‘air confiné Peut jouer le rôle d'isolant. «  Il empêche la chaleur de se dissiper à l'intérieur du monu ment en Phase de réchauffement. Les pierres de surface accumulent alors la température », explique Clemente Ibarra- Castadeno. Problème : les mesures ont montré qu'en phase de refroidissement, les blocs présentent encore une différence allant jusqu’à 3°C. Alors que l’air devrait empêcher que le transfert thermique depuis I ‘intérieur de la pyramide ne les réchauffe, au contraire de leurs voisins.

 

                Qu'en conclure ? Une seule explication possible à ce stade : un courant d’air chaud alimente en permanence cette zone depuis l ‘intérieur de l’édifice. Venu d’où et chauffé comment? Mystère.

Les membres de l’équipe de Scan Pyramids se refusent à toute hypothèse. << Aux archéologues d' en faire l'interprétation >>, appuie HanY Helal, qui codirige la mission avec la faculté des ingénieurs du Caire. Les archéologues, Pour I’ instant,  se montrent Prudents. Mais à la suite de ces Premiers résultats, la mission a pris une nouvelle direction. Les spécialistes avaient initialement prévu  d'installer, avec l'université Laval, une caméra thermique durant une année Pour filmer en continu l’évolution des températures sur I ‘une des faces de chaque pyramide. << Mais les données sont si nombreuses et Prometteuses que tous avons décidé de réaliser une nouvelle campagne infrarouge de 24 heures sur toutes les faces de toute s les pyramides. Cela afin de confirmer les anomalies identifiées, d'en révéler sans doute de nouvelles et d'affiner notre stratégie de placement des  caméras de la mission longue ", précise Mehdi Tayoubi.

 L’équipe de  I ‘université Laval utilise des algorithmes d'analyse des signaux très sophistiqués Pour augmenter la signature des anomalies thermiques. I- ingénieur a d’ores et déjà pu les tester sur la fameuse irrégularité de Kheops. Les résultats ont été Probants, et la campagne de relevés devrait commencer en ce début 2O16.Laval formera à cette occasion des étudiants de I ‘université du Caire qui pourront ensuite prendre en charge l’acquisition des données. Un transfert de technologie et de compétences qui fait Partie des missions de Scan Pyramids.

               

Des muons pour radiographier en profondeur

 

                Au même moment, les équipes japonaises de I ‘université de Nagoya et du KEK (équivalent nippon du Commissariat à l’énergie atomique) mettront en place dans la pyramide rhomboïdale  de Dahchour, Puis dans KheoPs, des capteurs de muons. Ces Particules cosmiques, Provenant des autes couches de l’atmosphère terrestre, devraient permettre, tels des rayons X, de radiographier les monuments en profondeur. Là aussi, les Premiers tests réalisés en octobre et novembre ont été très positifs  << Les Japonais ont réussi à capter des images dans la pyramide rhomboïdale> >, explique

Mehdi Tayoubi. La précédente mission de ce genre, menée dans les années 196O par le prix Nobel de physique Luis Alvarez avait été un échec. << Ce n'est qu'un début, poursuit Mehdi Tayoubi. Mais la mission a soulevé beaucoup d’enthousiasme. Parce qu’elle s'intéresse aux pyramides, bien sûr, mais aussi parce qu'elle est entièrement dédiée à la connaissance. >> s Aline Kiner

DIVERGENCE

L’hypothèse de Zahi Hawass

Pour l'ancien patron des Antiquités égyptiennes Zahl Hawass, l’anomalie repérée

sur Kheops s’expliquerait par une réparation effectuée à l’époque moderne:

« Il existe à cet endroit une grande pierre verticale, placée lé pour supporter des

blocs brisés cimentée » Problème: l’écart de température n’a pas été détecté à

ce niveau, mais plus à droite. Par ailleurs, l’archéologue explique que la pyramide

a été élevée en préservant une partie de la roche du plateau, les vides étant

comblés de sable, qui aurait pu être retiré au moment de la réparation  Problème

à nouveau : soit il reste du sable, et sa signature thermique ne pourrait pas être si

différente de celle du calcaire soit il a été retiré et laisse un vide Mais dans ce cas,

pourquoi les pierres demeurent-elles chaudes en surface durant la nuit?

N" 827 - Janvier 2016 - Sciences et Avenir – 47

La suite de l’a campagne infrarouge

 

La campagne de thermographie infrarouge sur quatre grands monuments funéraires égyptiens a été fertile.

Science Avenir n° 828  février 2016

Une ligne oblique, traversant la face ouest de la pyramide Rouge de Dahchour, avec de part et d'autre une différence de température allant jusqu'à 3°C. C'est l'étrange image révélée le 17 janvier par la mission ScanPy'ramids, lancée en octobre 2Ol5 pour sonder les mystères de quatre grands monuments funéraires. La campagne de thermographie infrarouge a été fertile: outre une anomalie sur la face est de Kheops (lire S. et A. n'827),.d'autres points chauds ont été détectés sur la face nord et au-dessus du chevron droit de la grande entrée. Mais les mesures les plus spectaculaires demeurent celles de l pyramide Rouge. << Ce pourrait être un effet du vent, explique Matthieu Klein, de I ‘université Laval à Québec (Canada). Mais si c'était seulement cela, la délimitation ne serait probablement pas si claire.> > Pour le savoir, les scientifiques préparent  des campagnes en infrarouge de longue durée.

                Autre succès de la mission: la campagne << muons>> de l'université de Nagoya (Japon). Les capteurs disposés dans la pyramide rhomboïdale de Dahchour ont piégé des centaines de milliers de ces particules cosmiques qui bombardent en permanence la Terre et permettent de radiographier les édifices en profondeur. Résultats courant mars.

 

Image de couverture :

http://www.egyptologie.com/Images/monuments/pyramides2.jpg

image du bandeau

http://www.egyptologie.com/Images/monuments/pyramidecoupe.jpg

 

pour en savoir plus :

Avec l'infrarouge et des muons, Scan Pyramids va sonder le coeur des pyramides

Aline KinerPar Aline Kiner

http://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/20151023.OBS8217/egypte-de-l-infrarouge-et-des-muons-pour-sonder-le-coeur-des-pyramides.html

 

Pyramides de Gizeh: découverte de mystérieuses anomalies thermiques

En savoir plus sur http://decouvertes-archeologiques.blogspot.com/2015/11/pyramides-de-gizeh-decouverte-de.html#DLPjLawY0rmVIuPO.99

http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2015/11/pyramides-de-gizeh-decouverte-de.html

Anomalies thermiques de la pyramide de Dahchour : peuvent-elles être dues au Soleil?

http://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/20160125.OBS3332/anomalies-thermiques-de-la-pyramide-de-dahchour-peuvent-elles-etre-dues-au-soleil.html

 

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