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vebre09marseille-histoire fleursetgraindesel

vebre09marseille-histoire fleursetgraindesel

Ce blogue a pour but de vous faire part de mes recherches, bien modeste, sur l’histoire de Vèbre et de sa région. Mais aussi de mettre en ligne un peu d’histoire des plantes du jardin botanique de Marseille; mon lieu de résidence. Le tout agrémenté de photographie et d’autres textes.

Publié le par Ponpon de Pey
Publié dans : #histoire Ariège
Canton des Cabannes Statistiques agricoles 1853 III

 

LES VIGNES

Les vignes étaient cultivées depuis longtemps dans la vallée de l’Ariège. Napoléon III se préoccupa de connaitre la production agricole du pays  et donc des vignes.  Les archives nous fournissent pour 1853 la situation agricole  village par village en plus des Statistiques départementales

Données statistiques

 cultivés  Cabannes Pech C vERDUN aston larcat larnat
VIGNES            
étendue ha 0,5704 0,539 4,658 5,4905 1 1
             
produit hectolitres /hectare 20 20 18 17 16 25
produit total vin rouge 11,41 10,78 83,81 90,93 20 25
 idem vin blanc 0 0 0 0 0 0
prix moyen  vin rouge hl 11,41 10,78 83,84 93,93 20 25
 vin blanc 0 0 0 0 0 0
quantité totale consommée  300 60 115,5 243,6 150 100
date des vendanges  commencement fin octobre fin octobre 991853 3 9 1853 fin octobre  
pertes par maladie 0 0 0 0 0 0
 par insectes 0 0 27 0 2,5  
par gréle et intempéries 0 0,94 0 95 1,5  
             

CULTURES ARBORESCENTES

       
,cidre et olives néant          
huile de noix hl 0 0 0,6 0,8 0 0

 

 cultivés  bouan sinsat aulos verdun st Conac caychax
VIGNES            
étendue ha 2,714 8,081 0,11 60,36 0 0
             
produit hectolitres /hectare 18 18 18 16,5 0 0
produit total vin rouge 48,85 150 0,98 995 0 0
 idem vin blanc 0 0 0 0 0 0
prix moyen  vin rouge hl 48,85 150 25 24,5 0 0
 vin blanc 0 0 0 0 0 0
quantité totale consommée  150 100 63,5 450 50 50
date des vendanges  commencement 8 11 3 11 30  11 4   11 0 0
pertes par maladie 0 0   0    
 par insectes 0 0 0 0 0 0
par gréle et intempéries 40   0,5 100 0 0
             

CULTURES ARBORESCENTES

       
,cidre et olives néant          
huile de noix hl 1 0 0,2 1,5 0 0
             

 

 cultivés  Appy axiat lordat vernaux bestiac caussou
VIGNES            
étendue ha 0 0 0 0 0 0
             
produit hectolitres /hectare 0 0 0 0 0 0
produit total vin rouge 0 0 0 0 0 0
 idem vin blanc 0 0 0 0 0 0
prix moyen  vin rouge hl 0 0 0 0 0  
 vin blanc 0 0 0 0 0 0
quantité totale consommée  50 80 80 90 100 200
date des vendanges  commencement 0 0 0 0 0 0
pertes par maladie          
 par insectes 0 0 0 0 0 0
par gréle et intempéries 0 0 0 0 0 0
             

CULTURES ARBORESCENTES

       
,cidre et olives néant          
huile de noix hl 1 0 0 0 0 0

 

 cultivés  ujnac luzenac garanou
VIGNES      
étendue ha 1,051 1,272 0,283
       
produit hectolitres /hectare 10 10 12
produit total vin rouge 10,51 12,72 4
 idem vin blanc 0 0 0
prix moyen  vin rouge hl 15 18 18
 vin blanc 0 0 0
quantité totale consommée  200 150 176
date des vendanges  commencement 15 11 15 10 15 10
pertes par maladie    
 par insectes 0 0  
par gréle et intempéries 0 0  
       

CULTURES ARBORESCENTES

 
,cidre et olives néant    
huile de noix hl 0 0 0

 cultivés  lassur urs  vebre albies Ctotal canton
VIGNES         vignes
étendue ha 0 3,6 8,75 15 14,4943chiffre es stat;
         

114,4789

chiffre réel

produit hectolitres /hectare 0 18 12 15 16,4
produit total vin rouge 0 64,82 105 225 1462,24
 idem vin blanc 0 0 0 0 0
prix moyen  vin rouge hl 0 27 20 16 23,53
 vin blanc 0 0 0 0 0
quantité totale consommée  100 84 125 150 2512,1
date des vendanges  commencement ' fin  octobre 28 10 3 11 42677
pertes par maladie 0 2 0 8
 par insectes 0 0 3 0 71,5
par gréle et intempéries 15,49 5 25 222,49
           

CULTURES ARBORESCENTES

     
,cidre et olives néant        
huile de noix hl 0 0 0 0,9 5,8

Pour toutes ces statistiques je n'ai pas vérifié les totaux . Certains chiffres sont difficiles  à déchiffrer il se peut qu'il y ait des erreurs de transcriptions;

Les chiffres de production de l'huile de noix sont faibles. Celles-ci servait surtout à l'éclairage. 

 

Correspondances des unités

 Valeur données sur le cadastre de Vèbre

Séterée= 800cannes carrées soit 8 Mesures de 100 cannes carrées

1mesure=4 boisseaux de 25 cannes chacune

1canne =8 pans et le pan de 8 pouces.

La canne carrée était utilisée pour le bâti. Mais le registre de 1673 mentionne 2 parcelles de vigne de 2 cannes chacune _si j’ai bien déchiffré_ soit 6m2 91

 

Mesures agraires Cabannes

1 séterée =27.47ares (  864cannes) ;1st =8me =32b

Donc 1b = 27.47a/32=0.8584a =85.84ca

Cannes aux Cabannes 27.47ares : 864=0.03179are=3.179ca  >>une canne linéaire =1.783

Lordadais _vèbre_ 27.64 :800=0.03455=3.455ca  >> une canne linéaire = 1.858

 

Ancien Régime

En 1673 Vèbre cultivait 2ha 44a  de vigne  284.82 boisseaux) en 1853 elle cultivait 8ha 75.

Les vignes étaient cultivées sur les terres en dessus du village. Le cadastre indique sur chaque parcelles la nature du sol  v pour les vignes, T pour les terres et H pour haoutin.

 Enfant quelques familles utilisaient ce mot qui est encore parfois entendu. Il désigne un grand jardin, généralement pas trop éloigné des maisons, ou  poussaient les légumes qui prennent beaucoup de place comme les choux, les navets, les courges et qui étaient consommé en abondance.   On y trouvait aussi des rangs de vignes sur les bords ainsi que des arbres fruitiers. Le canton des Cabannes était riche en fruitiers, d’après les descriptions de divers voyageurs du XIX°  et XVIII° siècle. Il n’y a pas de terrains portés vergers sur le plan.

La différence entre les 1673 et 1853  est de 6ha 31 environ, la partie de vigne cultivée en haoutin ne figure pas sur le cadastre, mais il est visible qu’il y a une augmentation de la culture de la vigne.au XIX°s ;

Jean Baptiste  Poncy à Bestiac devant la maison de notre famille

Le fumier, froid,  de cheval ou mouton était monté avec un traineau ou sur le dos des bêtes de sommes à l’aide des berceaux.   Ceux-ci étaient rempli par le haut et s’ouvrait par le bas.  

Les raisins étaient descendus en traineau en passant par les tires  qui desservaient le Quiè

 

Les vignes se situaient  sur les terrains qui surmontent le village, du chemin du Quié qui va de carol au ravines, à l'Ouest,  à la Tire du Manché côté Urs.Les vignes d'urs continuaient au même niveau.

Les parcelles portées sur le plan de 1829 devaient déjà être plantées sous l’ancien régime pour la plus part d’entre elles.

 

Répartition  des vignes en 1673

Clarac 6

Fontanille 2

Mamouret 5

Mistradou ? (non  illisible)1

Périé 2

Pesquié2

Peyre gualino (Peyre galinasse  en 1829)6

 

 

 

 

 

 

 

Sur le plan de 1829 j’ai représenté les vignes en violet et les haoutins en jaune.  Comme on le voit les vignes se situent sur les parcelles les plus hautes au- dessus du village et sur des terrains trop pauvres ou trop pentus pour être labourés de plus ils sont ensoleillés plus longtemps du mois d’octobre au début du printemps. Il n’y avait aucune vigne sur les quartiers qui se situent aux abords du chemin qui conduit à Caychax, à partir d’Aspys. Bien qu’exposés au soleil ils sont balayés par le vent qui descend du Massif de Tabe  et est particulièrement froid lorsqu’il persiste de la neige, ce qui ne convient pas à la vigne.

 

Qualité

 Le petit vin produit titrait 9° ,10° les meilleures années. La qualité variait beaucoup avec les propriétaires.  Ceux qui aimait la vigne avait planté des cépages variés provenant de diverses relations et pépiniéristes. A cela s’ajoutaient  les anciens cépages qui avaient résisté au mildiou.

L’entretien des futailles comptait beaucoup. Les tonneliers étaient parfois appelés pour désinfecter les futs. Enfant j’en ai vu travailler  un. Il sortait un ou deux cerceaux d’une extrémité enlevait le couvercle du fût puis à l’aide de la paille enflammée brulait l’intérieur et le nettoyait. Ensuite il le refermait et le faisait gonfler.

Les tonneaux étaient souvent  achetés d’occasion. Ils provenaient de Bordeaux et avait contenu du rhum provenant des Antilles.

Réglementation sur le vin à Château-Verdun

Auberges et cabarets

L'arrêté général de police de l7I5 décide que "les hôtes et cabaretiers ne pourront prendre que 3 sous (?) pour 'cuire' (?) de vin ni s'en garder pour leur dépense que 3 ‘cuivres' et s'ils en ont au-delà, il est enjoint de le vendre tant dedans que dehors au même prix à peine de 3 livres.

Et, pour arrêter I ‘abus qui se commet entre les hôtes, boulangers et autres tenanciers, il est enjoint aux Jugères de faire la visite du vin que les hôtes ont dans leurs caves deux fois la semaine et de leur faire vendre celui qui y sera au-delà de trois ‘cuivres' au prix qu’ils l’ont jugé. 

Le 2 décembre 1742, le conseil politique taxa le vin vendu par les aubergistes à 5 liards le hucheau (0,677 l) pour le vin nouveau, du cru ou du Roussillon, et à 9 liards pour le vin vieux.

 

Trente ans plus tard, le vin était huit fois plus cher puisque, dans sa délibération du 6 janvier 1773, le Conseil décida que le "petit vin" (vin du cru) ne pouffait se vendre plus de 2 sols le hucheau et celui du Roussillon, plus de 2sols 9 deniers ; il chargea les commissaires devant surveiller le prix de vente du pain de constater également les infractions en matière de prix de vente du vin, dont les auteurs étaient passibles de 30 sols d'amende pour leur première infraction et de l0 livres pour les récidivistes.

Consuls et Conseil politique s'assuraient, en outre, de I ‘emploi de mesures exactes par les  commerçants de vin en faisant procéder périodiquement à leur contrôle Et, s’il y avait lieu, à leur révision ou à I ‘achat de nouvelles mesures "en cuivre"

Enfin, dans I ‘intérêt des viticulteurs locaux, et pour favoriser la vente régulière de leur vin, on les voit, le 21 novembre 1773 : d'une Part, interdire aux cabaretiers d'acheter du vin étranger tant que celui du pays ne serait pas totalement vendu - sous peine d'une amende de 5 livres pour la première infractio0 et de 10 livres pour les suivantes et, d'autre part, leur enjoindre de réserver à

I ‘usage des malades le vin vieux du Roussillon dont ils étaient tenus, à cette fin, de détenir une "charge" (93,750 l).

Les seigneurs de Château-Verdun et Aston  Charles Garrigues  Lacour_ Redivia août 2005

Le seigneur puis les maires  décidaient par arrêté la date de début des vendanges elle avait lieu fin octobre.

Le cidre était moins  prisé.  A Vèbre le pressoir à cidre se trouvait chez Roger Soulié qui, tenait auberge. Les gens de la Corniche qui n’avaient pas de vigne semblent l’avoir préparé davantage. 

 Ce travail de la vigne demandait beaucoup d'efforst en fumure, labour, bêchage, entretien récolte et taille et cela pour des résultats assez médiocres; La vigne autrefois comme aujourd'hui est soumise aux aléas des intempéries et entre la Neige tardive , la pluie excessive la grêle et la sécheresse ils ne manquaient pas .Cultiver la vigne sur les pentes de nos quiés était presque un travail de titan ou de bagnards, au choix.

 PJM à suivre. Les prairies

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