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vebre09marseille-histoire fleursetgraindesel

vebre09marseille-histoire fleursetgraindesel

Ce blogue a pour but de vous faire part de mes recherches, bien modeste, sur l’histoire de Vèbre et de sa région. Mais aussi de mettre en ligne un peu d’histoire des plantes du jardin botanique de Marseille; mon lieu de résidence. Le tout agrémenté de photographie et d’autres textes.

Publié le par Ponpon de Pey
Publié dans : #poesie

 

Les moissons

Le hasard fait parfois bien les choses  à condition  d’être un peu attentif à ce qu’il nous apporte. En lisant  Jean  le Bleu  « Ce merveilleux recueil de souvenirs d'enfance, empli de fraîcheur et de tendresse » ( Babellio)  j’ai découvert le passage où Giono décrit son séjour chez le berger Massot  à Corbières . Ce village se situe à environ 10 km au sud de Manosque où il résidait avec ses  parents .

image de coiuverture

http://p1.storage.canalblog.com/14/01/634673/42053553.jpg

Du site 

http://francouzstinabac.canalblog.com/albums/peinture/photos/42053553-camille_pissaro___la_moisson.html

 .

Dans  le récit de son séjour à Corbières alors qu’il avait  13 ans Giono nous conte  les moissons qu’il observait  alors qu’il gardait les moutons dans les collines  environnantes. Je retrouve dans cette description  mes souvenirs de ce moment le plus important de la vie agricole.

                La culture du blé, vers la fin du Paléolithique début du Néolithique a commencée dans la région dite du Croissant fertile entre le Jourdain et l’Euphrate et elle a permis  la sédentarisation des hommes .  Les  hommes chantent depuis longtemps les moissons dont dépend le bien être du village et du pays.

                Une mauvaise récolte entrainait  des disettes et des famines. Cette année en France les récoltes de blé dans les régions céréalières sont catastrophiques.  Heureusement de nos jours les transports et les stocks permettent de faire face, il en était pas de même avant l’arrivée des trains et du moteur à vapeur.  Jusqu’au moment où le grain n’était pas engrangé les paysans n’étaient pas tranquilles et plus particulièrement au moment des moissons. On faisait dire des messes pour la protection des récoltes. Ma mère me disait souvent pourvu qu’il ne fasse pas une bêtise, en parlant du temps. Mon père me disait  que lorsqu’il était enfant  soit pendant la première guerre mondiale ou un peu après il avait neigé sur la haute Ariège le 14 juillet, mais une bonne couche qui avait obligé les vacheries à descendre vers 1000m. Les blés étaient totalement couchés, donc impossible de les moissonner en plaine avec les moissonneuses hippomobiles  idem pour les lieuses. Il avait fallu tout moissonner à la faucille même la faux n‘était pas d’un grand secours. Inutile de dire que la récolte ne fut pas bien abondante. Giono nous rend parfaitement toute cette atmosphère et ces inquiétudes.

 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/images/Camille_Pissarro_la_Moisson_%C3%A0_Montfoucault/1002168

Camille Pissarro, la Moisson à Montfoucault

La Moisson à Montfoucault (1876), peinture à l'huile de Camille Pissarro. (Musée d'Orsay, Paris.)

Ph. H. Josse © Archives Larbor

 

En savoir plus sur http://www.larousse.fr/encyclopedie/images/Camille_Pissarro_la_Moisson_%C3%A0_Montfoucault/1002168#I0S6bPzUEIvZhT2K.99

 

 

Ce que rendent mal les poètes  ce sont les taches pénibles de la moisson ; pendant que mes copains (non paysans) allaient s’amuser j’aidais les parents au champ. On commençait par éventer le cheval pour lui ôter les mouches et taons, puis on levait les tiges de blé fauchées et en rang avec les épis tous du même côté à l’aide de la faucille pour en faire une brassée que l’on posait sur un lien constitué de tige de blé pliées, puis les parents liaient les gerbes. Mon père qui ne me destinait pas au travail de la terre, l’agriculture de montagne n’était plus rentable depuis la fin de la guerre, ne m’a jamais montré et laissé lier les gerbes . C’est Firmin Of qui me l’avait montré ; Les chaumes piquaient les bras et les jambes sans compter les taons ( pincars en langue d’oc ) et la chaleur . Certaines années nous trempions le blé à la rivière pour en faire les liens ; une fois les gerbes confectionnées elles étaient entassée en chevalets, cinq rangées en croix soit 20 gerbes par chevalet ou  dressées en « capuls ».  Les gerbiers complétaient ce mode de stockage pour les gerbes qui devaient attendre sur le champ le jour, du dépiquage.

 

La journée commençait à la pointe du jour pour éviter les grosses chaleurs et se terminait à la nuit. Pour le repas  les femmes faisaient, un peu partout au plus vite,  on finissait les restes de la veille, mais le plat des jours de travail  était les  « taillous » il s’agit de pommes de terres pelées et coupées en quartier cuites à l’eau  elles étaient accompagnées de jambon frit et d’œufs à la poêle  ainsi que de salade verte ,les premières tomates ; lorsqu’elles étaient mures, complétaient ces repas rapides.

 Giono nous parle du chant des femmes  et de la chanson de blés d’or.  Enfant je n’entendais pas beaucoup chanter dans les champs, parler oui, mais pour les chants la radio, les transistors et les premières télévision avait tuées le chant spontané

 

Giono jean le bleu

Grasset 1932

Extraits

Vers le début juillet il y eut comme un ordre qui s'en alla de maison en maison

                Le clocher chantait toujours:

«  On approche, on approche.

- C'est demain qu'on attaque ? disaient les hommes dans les maisons. Vous êtes prêtes ? "

Les femmes répondaient :

«  Oui, nous sommes Prêtes.

- Alors, c'est demain ? »

Non, le lendemain un orage monta de la mer  Il était déjà là, dès l'aube, ayant dépassé le plateau. Tout te côté de l'est et du sud soufflait du sombre et de l'humide comme une cave; seule, une petite lucarne bleue éclairait la terre du côté du nord et, par là-bas s'enfuyait toute une famille de faucons. L'orage s'avança- Il montait, il noircissait, il ne faisait pas de bruit; au contraire, il étouffait tous les bruits, il faisait taire tout le monde.

photo inedanse

César s'avança jusqu'au milieu de la place. Il regarda de droite-et de gauche et il-goûta l'air il était en bras de chemise, les manches retroussées; on voyait ses gros bras cuits et, dessus, le poil tout frisé par le soleil. Il dressa son poing vers le ciel.

«  Feignant, dit-il, en allongeant ses grosses lèvres dégoûtées.

- Rentre, César t », cria sa femme.

                Il revint lentement jusqu'à sa maison. Du seuil, il regarda encore une fois le ciel. Il parlait en lui-même des mots silencieux qui bougeaient dans ses lèvres comme des bulles. Il ferma sa porte

Un vol de mésanges vint s'abriter dans le clocher. Sous les génoises des toits, les engoulevents venaient s'abriter. Ils plantaient leurs onglons dans le crépi du mur et ils laissaient pendre leurs ailes comme des feuilles d'iris. La chèvre de Marie Marie Turcan  rentra toute seule. Elle avait  arraché son piquet. Elle poussa la porte de l'étable avec sa tête et entra. Les chiens  s’étaient couchés sous le manteau des âtres le museau dans les cendres. Des rossignols entrèrent sous le toit du lavoir. Ils restèrent un moment tranquilles. C'étaient des rossignols des hautes collines et ils avaient  encore tout un  arriéré d'amour. Ils  s’apparièrent de mâles  à femelle  sous les poutres et, doucement, ils se  mirent à chanter de leur voix sonore profonde et sombre comme une forêt.  De temps en temps ils s'arrêtaient pour écouter. Mais c’était  toujours  le  silence épais.

                «  On approche, cria le clocher. Midi ! »

Massotte alluma la chandelle ; on ne voyait plus le pain sur la table.

                «Le vis me coucher » dit Massot en faisant claquer son couteau. L’homme en noir lava la vaisselle. Il s’approchait de la fenêtre en essuyant les assiettes et il essayait à travers le chèvre feuille de regarder le ciel.

                «Ne sort pas, me dit Masseotte,  couche toi si tu veux.

                _Lis « , dit l’homme en noir.

                Il me donna L’Iliade

                J’allais m’assoir sur la pierre du seuil.

source:

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSKpYDEvedtKcJyHh6UPfMzhI7l0IGhCEwvfFOudHiwCT0mHI4G5cM36Es

Les rossignols du lavoir chantaient encore.

L’orage maintenant tenait tout le rond du ciel. Le lendemain, le ciel était libre et clair. Les hommes et les femmes sortirent pour attaquer.  

Je lus L'Iliade au milieu des blés mûrs. On fauchait sur tout le territoire. Les champs lourds se froissaient comme des cuirasses. Les chemins étaient pleins d'hommes portant des faux. Des hurlements montaient des terres où l'on appelait les femmes. Les femmes couraient dans les éteules.

Elles se penchaient sur les gerbes; elles les relevaient à pleins bras - et on les entendait gémir ou chanter. Elles chargeaient les chars. Les jeunes hommes plantaient les fourches de fer, relevaient les gerbes et les lançaient. Les chars s'en allaient dans les chemins creux. Les chevaux secouaient les colliers, hennissaient, tapaient du pied. Les chars vides revenaient au galop, conduits par un homme debout qui fouettait les bêtes et serrait rudement dans son poing droit toutes les rênes de l'attelage. Dans l'ombre des buissons on trouvait des hommes étendus, bras dénoués, aplatis contre la terre, les yeux fermés; et, à côté d'eux, les faucilles abandonnées luisaient dans l'herbe.

Nous allions garder le troupeau. La colline aimée des bêtes était juste au-dessus des moissons. L'homme noir se couchait dans l'ombre chaude des genévriers; je m'allongeais à côté de lui. Nous restions un moment à souffler et à battre des paupières. Le chemin de la colline, avec ses pierres rondes, restait longtemps à se tordre, tout étincelant dans le noir de mes yeux.

.. Et le livre ?

- Il est là.

La moisson était autour de nous. Au soir, elle était plus active. Elle allait plus vite. César voulait finir. Il entrait dans son blé; ses hanches étaient comme un moyeu; la faux tournait autour de lui presque en plein. Massot, avec son grand chapeau et sa chemise rousse, on le voyait-de-loin' Il avait chargé son char. Massotte  tenait le cheval  au museau et  l'éventait avec une feuille de chou

                Les brebis dormaient dans le thym parfois sans ouvrir les yeux, elles retroussaient la babine

elles happaient une touffe de fleurs et elles se mettaient à mâcher de droite et de gauche en

salivant une petite écume violette Les agneaux se dressaient,  tremblaient sur leurs longues pattes

                 « Ho, ruisseau !  Ceux  du !  ruisseau ! » criaient

Les femmes  en bas. Elles allongeaient leurs voix

Pour lancer loin, par-delà les éteules et les

champs  pleins.

 

«  Ho, on rentre ! » répondaient .les hommes Les femmes chargeaient sur leurs têtes de gros

Paquets d’herbe et elles s'en retournaient au blanc Du chemin, droites, tendues de tout leur corps

entre le Poids d'herbe et la terre.

                Ils s’appelaient  tous de champ à champ.

                César le  têtu tournait toujours dans son blé Il restait tout seul, là-bas' Il n'y avait plus que

Son geste  et le petit-éclair de sa faux dans le soir Les chars gémissaient  dans les chemins. Je

pouvais les reconnaître: celui de César celui de Massot, rien qu’au bruit. Des filles commençaient

à chanter. Les premières fumées montaient du village ; la nuit frappait  doucement  dans les feuilles et faisait lever les chouettes.

                Tout avait son poids de sang, de sucs de goût d'odeur, de son.

 

Les âtres  brûlaient des bruyères sèches parce que ça s'enflamme avec plus de colère que le bois

Lent. L’odeur qui venait jusqu'à notre colline était pleine des gestes des femmes  près de la marmite du  bruit que fait la soupe quand elle hésite à bouillir et qu'elle tremble dans  les coups  d’une grande flamme toute jeune. Les volets battaient contre les murs. On donnait du frais aux chambres; on écoutait la pendule. Elle marche toujours. On la remontera demain matin. Loin dans le bois, des buis criaient sous le trot des renards. Les pierres du vieux mur bougeaient doucement.

Le gros serpent devait retourner dans sa  cachette, frotter son cou contre I ‘angle d'une pierre pour faire tomber les vieilles écailles. Une grosse motte de fourmis, luisante et grondante comme un chat arrondi, coulait lentement vers sa ville de dessous terre. Les racines des arbres se reposaient. Il n’y avait plus de vent. Le calme, du soir. Elles lâchaient un peu la roche. On sentait que toute la colline se tassait et que les arbres étaient un peu plus des choses de l’air. On sentait qu'ils étaient un peu plus sans défense, comme des bêtes qui boivent. La résine coulait sur le tronc des pins. La petite goutte  blonde, quand elle sortait de la blessure de l’écorce, avait le sifflement léger de la goutte d'eau qui touche le fer chaud. Ce qui la poussait dehors] c’était la grande force du soir, une force qui allait donner de l'émotion jusqu'au plus profond des granits; de petits vers minces comme des cheveux étaient prévenus dans la profondeur des pierres et ils commençaient leur chemin vers la lune, à travers l'éponge de ce qui paraissait être de grain serré. Les sèves partaient du bout des racines et fusaient à force à travers les arbres jusqu’aux plus hautes pointes des feuilles. Elles passaient entre les onglons des oiseaux perchés.-L’ écorce de l’arbre,

 

- l'écaille de la patte, il n'y avait que ça entre les deux sangs de l’oiseau  et de l’arbre. Il n'y avait

Que ces  barrières de- peau entre-les sangs ;  Nous étions tous comme des vessies de sang les unes contre les autres. Nous sommes le monde  J'étais contre la terre de tout mon ventre, de toute la paume  de mes mains. Le ciel pesait sur mon dos, touchait les oiseaux qui touchaient les arbres ; les sèves venaient des rochers, le grand serpent, là-bas  dans le mur, se frottait contre les pierres.

Les renards touchaient la terre ; le -ciel- pesait  sur leurs poils. Le vent, les -oiseaux, les fourmilières du fond de la terre, les villages, les familles d'arbres' les forêts, les troupeaux, nous étions tous serrés grain à grain comme  dans une grosse grenade  lourde de notre jus. »

http://www.proantic.com/display.php?mode=obj&id=84009#

 

du site :

http://www.proantic.com/display.php?mode=obj&id=84009

Galerie Henri Boussarie Brantôme Antiquaire Generaliste 6 rue Gambetta Brantôme 24 310

 

Le Dépiquage

                Après avoir engrangé les gerbes de blé il fallait les dépiquer.

La veille on installait la batteuse, goinfre gargantuesque rugissant et soufflant.  Sur l’aire. Ce n’était pas une petite affaire.

 

Avant 1927 il n’y avait que le fléau ou le manège utilisé. La batteuse et le moteur étaient fixés au sol  à l’aide de gros piquets en fer   ces deux composants devaient être rigoureusement sur le même plan et horizontaux. Ensuite un électricien amateur grimpait au poteau pour faire le branchement électrique le propriétaire  avait fait une demande et payé un forfait. Le courant était encore en 110 volts.

 

                Le travail commençait de très bonne heure. Tout petit  un   ronronnement continu et grave me tirait du sommeil puis la plainte crescendo et puissante du monstre, lorsqu’on enfourne, me faisait sauter du lit. La plus longue et la plus importante journée de l’année, parfois plusieurs, commençait. Voisins famille et estivants y participaient. Les enfants approchaient les gerbes,  le lien une fois tranché, le père et avant lui le grand père ou Joseph Soulié les  enfournait avec un petit  mouvement de va-et-vient latéral. Le blé passait entre les dents du tambour et celles de la coque et était vomi par l’avant déchiqueté  tandis que la poussière copieuse enfumait l’homme qui  œuvrait à l’arrière. La paille glissait ensuite sur des bourras, 4 ou 5, sous l’action des fourches maniées par les femmes. En bout de chaine la paille une fois entassée était portée au bout d’une fourche dans le fenil ou entassée sur un paillé par un homme qui ne devait ni avoir le vertige ni glisser car il n’était pas attaché et le paillé atteignait plus les 8 mètres de haut.

                Les bourras une fois plein étaient confié au ventilateur   machine simple actionné par une manivelle   (photo 1080390_2009 )qui souffle les balles et pailles vers l’arrière et tamise le grain qui ressort en dessous.

 

                Il ne restait plus qu’à porter le grain dans des sacs qui pesaient généralement plus de 50 kg au grenier, peu de fermes avaient le grain stocké dans des greniers au ras du sol, et certains, comme celui de Jean Lafaille, avaient des escaliers particulièrement raides.  Quelques  beaux parleurs  savaient particulièrement passer la pommade aux jeunes pour leur faire porter des charges les plus lourdes,  mais nous étions prévenus du fait.

 

                 Tout cela creusait sérieusement l’appétit et donnait particulièrement soif sous le soleil de juillet ou d’aout.

Vers neuf heures et demi premier arrêt pour le casse- croute copieux où on servait généralement un bouillon de volaille ou de bœuf, en entrée , pour évacuer les effets de la poussière. Le travail reprenait jusqu’au zénith. Le repas, vin, café et gniole pris un peu de sieste faite dans le foin ou sur la paille fraiche s’imposait pour ceux qui en avaient l’habitude; on dort très bien sur l’herbe. Et le travail reprenait ensuite jusqu’à la nuit. Le repas du soir, le meilleur car on avait le temps de discuter cloturait la journée . La bouteille d’eau de vie en prenait un sacré coup, il en fallait souvent deux.

                Il faut rendre hommage  ici à toutes ces maitresses de maison qui devaient tout préparer et parfois toutes seules.   Etre paysan  c’est d’abord préparer et prévoir ; préparer le sol qui va recevoir les semences prévoir les volailles qui seront nécessaire pour l’année  dès l’hiver car il faut six mois pour manger un poulet en élevage traditionnel et neuf pour un coq.   Et ainsi de suite pour les porcs les légumes, les champs à ensemencer en céréales, en pommes de terre le fourrage t le bois etc.

 

Lorsque le dernier sac de blé était à l’abri on pouvait respirer  et continuer chez le voisin. Mon grand-père Joseph qui avait perdu sa femme assez  tôt faisait ainsi tout le village derrière sa batteuse   se tenant  aussi bien au travail, qu’à table et aimant la blanche. Dans les volailles servies il prenait toujours le cou et le croupion laissant les beaux morceaux pour les autres ou les enfants.   

PJM

Jean Giono

 

Jean Giono, né le 30 mars 1895 à Manosque et mort le 9 octobre 1970 dans la même ville, est un écrivain français. Un grand nombre de ses ouvrages ont pour cadre le monde paysan provençal. Inspirée par son imagination et ses visions de la Grèce antique, son œuvre romanesque dépeint la condition de l'homme dans le monde, face aux questions morales et métaphysiques et possède une portée universelle.

 

Il devint l'ami de Lucien Jacques, d'André Gide et de Jean Guéhenno, des peintres Georges Gimel et Serge Fiorio, ce dernier étant son cousin issu de germain. Il resta néanmoins en marge de tous les courants de littérature de son temps.

 

 

Biographie

 

Enfance et Première Guerre mondiale]

 

Plaque sur la maison natale de Giono à Manosque.

Jean Giono est le fils unique de Jean-Antoine Giono (1845-1920), né à Saint-Chamas, cordonnier anarchiste d'origine piémontaise et de Pauline Pourcin (1857-1946), née à Boulogne-sur-Seine, d'ascendance picarde par sa mère et provençale par son père, qui dirige un atelier de repassage. Giono a évoqué son enfance dans Jean le Bleu. Son père aurait accueilli nombre de proscrits et d'exilés1.

 

En 1911, la mauvaise santé de son père et les faibles ressources de la famille l'obligent à interrompre ses études. Il travaille dans une banque, le Comptoir national d'escompte2. Il doit parallèlement s'instruire en autodidacte pour assouvir sa soif de savoir. En 1915, pendant la Première Guerre mondiale, il entre au cœur d'une des batailles les plus terribles du conflit et en ressort traumatisé. Son meilleur ami et nombre de ses camarades sont tués à ses côtés. Lui n’est que « légèrement » gazé. Il reste cependant choqué par l'horreur de la guerre, les massacres, la barbarie, l'atrocité de ce qu'il a vécu dans cet enfer, et il devient un pacifiste convaincu3, comme bon nombre d’anciens poilus.

 

« Nous avons fait les Eparges, Verdun, la prise de Noyon, le siège de Saint-Quentin, la Somme avec les Anglais, c’est-à-dire sans les Anglais, et la boucherie en plein soleil des attaques de Nivelle au Chemin des Dames. (...) J’ai 22 ans et j’ai peur ». »

— Jean Giono, 1937

Voir la suite sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Giono

Le quotidien de Jean Giono

 

6 août 2012Actualité, Auteurs, Coulisses de l'édition, Films/émissions radio 5 Comments

 

“Si j’invente des personnages et si j’écris, c’est parce que je suis aux prises avec la plus grande malédiction de l’univers : l’ennui.” C’est en ces termes que l’écrivain Jean Giono décrit sa passion pour l’écriture. Il ajoute également : “Le romancier n’est pas un descripteur. Il ne décrit pas, il raconte.”

 

Au travers de ce documentaire réalisé par Valérie Exposito pour la série de France 5 : “Une maison, un écrivain”, on découvre Jean Giono dans le quotidien de sa maison de Manosque.

http://www.enviedecrire.com/le-quotidien-de-jean-giono/

 

 

La Chanson des blés d'or est une chanson de Camille Soubise et L. Le Maître (paroles), et Frédéric Doria (musique) créée par Marius Richard à la Scala (Paris) en 1882.

 

Cette romance est devenue un classique de la chanson française, reprise par de nombreux interprètes (Maréchal en 1896, Fred Gouin en 1919, Réda Caire en 1931, Armand Mestral en 1957, Fabienne Thibeault en 1982, Jack Lantier, etc.).

 

photo aèrienne  Tour 2014 Antenne 2 ou  3  dans le vaucluse

La chanson des blés d'or

 

- 1 -

Mignonne, quand la lune éclaire

La plaine aux bruits mélodieux

Lorsque l'étoile du mystère

Revient sourire aux amoureux

As-tu parfois sur la colline

Parmi les souffles caressants

Entendu la chanson divine

Que chantent les blés frémissants ?

 

Refrain

Mignonne, quand le soir descendra sur la terre

Et que le rossignol viendra chanter encore

Quand le vent soufflera sur la verte bruyère

Nous irons écouter la chanson des blés d'or. (bis)

 

- 2 -

As-tu parfois sous la ramure

À l'heure où chantent les épis

Écouté leur joyeux murmure

Au bord des vallons assoupis ?

Connais-tu cette voix profonde

Qui revient au déclin du jour

Chanter parmi la moisson blonde

Des refrains palpitants d'amour ?

 

- 3 -    (Non chanté ici)

Mignonne, allons à la nuit close

Rêver aux chansons du printemps

Pendant que des parfums de rose

Viendront embaumer nos vingt ans

Aimons sous les rameaux superbes

Car la nature aura toujours

Du soleil pour dorer les gerbes

Et des roses pour nos amours.

 

Paroles: Camille Soubise et L. Le Maître

Musique: Frédéric Doria (1882)

Interprète: André Dassary (1958), et bien d’autres avant lui dont Jean Sablon

http://gauterdo.com/ref/cc/chanson.bles.d.or.html

 

 

clip video

armand mestral la chanson des blés d'or - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=eJYWaZNc7Lo

 

 

 

Les moissons de Giono à Vèbre

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