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vebre09marseille-histoire fleursetgraindesel

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Ce blogue a pour but de vous faire part de mes recherches, bien modeste, sur l’histoire de Vèbre et de sa région. Mais aussi de mettre en ligne un peu d’histoire des plantes du jardin botanique de Marseille; mon lieu de résidence. Le tout agrémenté de photographie et d’autres textes.

Publié le par Ponpon de Pey
Publié dans : #plantes
La relève de l’Hévéa

 

Le souhait d'Abeille Perrin : du caoutchouc chez nous.

 

 

Qui n’a pas entendu parler des plantations d’Hévéas, en Asie, au Laos pour l’ancienne Indochine, en Indonésie et en Afrique. Mais l’Asie au XIX° siècle était bien loin et ces cultures n’apportaient pas de travail au pays, alors que des plantes de la même famille poussent en abondance dans les rocailles de Provence.

 

En 1867 Abeille Perrin président honoraire de la Société d’horticulture des Bouches du Rhône écrivait l’article suivant dans la revue d’horticulture des Bouches du Rhône.

        « L’emploi devenu si général du Caoutchouc a fait rechercher cette substance dans les sucs laiteux de plusieurs végétaux. Tous jusqu’ici appartiennent aux plus chaudes régions de l’Amérique et de l’Asie. Trouvé d’abord en 1750 par Condarnine dans une euphorbe

        De la Guyane, le Hevea elastica, on l'a extrait ensuite d’autres espèces de la même famille, des apocynées, des Ficus, des Urticées, et de plusieurs autres. Maintenant les plus fortes quantités du commerce sont tirées de l’Hevea elastica , et des Ficus elastica radula et elliptica, également indigènes dans l’Amérique méridionale. Il en vient aussi de fort estimé de Java.

         Nous sommes loin du temps où le Caoutchouc, sous le nom de gomme élastique, se bornait à effacer les traces du crayon. Bientôt Nadlier parvint à le filer; Charles réussit à le fondre dans l’essence de térébenthine, pour en enduire son ballon; Mac-Intosh le dissout dans l’huile de naphte, pour l’étendre en couche minces sur des étoffes imperméables. Rattjer et Gujbal en fabriquent des tissus élastiques Mais cette substance molle, en été, devenait extrêmement dure et incommode en hiver, lorsque, en1845, Hancok et Broding découvrirent l’admirable faculté de lui conserver, en toute saison, le degré d’élasticité voulu, par l’addition d’une petite quantité de soufre. C’est ce qui a été appelé la vulcanisation Dès lors le Caoutchouc a rendu les plus grands services à tous les genres d’industrie, chaussures et tissus imperméables tuyautage, chirurgie, moulage , vernis et peintures hydrofuges et jusqu’à l’ébénisterie; car on le durcit comme de l’ébène, dont il Prend l’apparence. On le coule, on le file, on le moule, nul corps ne possédant au même degré sa double vertu élastique et imperméable.

           Je me suis demandé si produit aussi précieux avait été réservé’ uniquement à des contrées si loin de nous. Notre pays ne possède-t-il pas aussi des figuiers et des euphorbes? Le figuier nous donne ses fruits. N’en tarissons pas la source par (les saignées qui l’épuiseraient. Mais les euphorbes, si fréquentes dans nos collines, si agrestes, si inutiles jusqu’ici, qui a songé à extraire le suc laiteux dont elles sont gorgées.

        Castagne en décrit 9 espèces croissant spontanément dans notre département, presque toutes dans des lieux pierreux et arides, ou sur nos plages maritimes, là où toute autre culture Serait impossible; et si on prenait la peine d’en disséminer la graine dans d’autres localités semblables, combien il serait facile d’en couvrir nos collines, partout où quelque peu de terre y revêt encore la pierre?

          En Amérique, ce sont de grands arbres (1), au tronc desquels on pratique une incision, d’où s’écoule le suc que l’on recueille, et que l’on fait réduire et condenser au feu, pour nous l’expédier sous diverses formes, plus ou moins chargé d’impuretés. Arrivé en Europe,il est fondu, épuré, traité par le soufre et divers procédés. Le suc de nos euphorbes sera probablement moins riche en globules solidifiables, car le suc laiteux américain se compose, comme notre lait, d’un sérum dans lequel nagent des globules solides, L’ébullition évapore le sérum et isole la partie concrète. J’admets que la qualité en sera inférieure, mais qui voudra nier à la science le pouvoir de l‘étudier, de le combiner, de l’améliorer au point d’en faire un produit d’une certaine valeur? Et alors, grâce à ces plantes considérées jusqu’ici comme inutiles, sinon nuisibles, nos collines pourraient offrir aux bras des femmes et des enfants de nos villageois un travail rémunérateur, le Caoutchouc valant encore 8 à 10 francs le kilo.

               Ce ne serait plus par voie d’incisions, mais par l’écrasement des tiges que le suc devrait être extrait. L’expérience en indiquera l’époque et les procédés. Appeler l’attention de nos chimistes sut’ un article actuellement sans valeur, et que la science peut changer en produit utile, tel est le but de ces lignes. Souvenons - nous, Messieurs, que rien de vain n’a été créé ici has. Je n’en veux pas d’autre preuve que ces couleurs brillantes, que ces parfums a tant d’autres choses merveilleuses qu’on sait extraire aujourd’hui d’une matière aussi brute, aussi vile que la bouillie. Le Divin Auteur semble ne les avoir enfermées sous une enveloppe grossière, que pour fournir à l’intelligence de l’homme l’honneur et le profit de les découvrir. »

 

ABEILLE DE PERRIN,

Pesident honoraire

1 Remarquons ici que les principaux produits des pays chauds sont généralement de grands végétaux, arbres ou plantes vivaces; mais dans nos climat, mouraient durant l’hiver, c'est dans les plantes annuelles , arrivant à une suffisante maturité avant la rude saison, qu’il faut chercher des produits analogues

Ainsi, en France, la chicorée a pu suppléer pour plus de moitié dans notre le café de nos colonies, et mieux encore la betterave est venue rivaliser avec le sucre de canne. Imparfaites d’abord, ces nouvelles richesses de notre sol sont arrivées que par des progrès lents et successifs à prendre une aussi grande place sur nos

_ Paul-Emmanuel Abeille "de Perrin" ( Florence 21 janvier 1797- Marseille 25 décembre 1868 ), riche négociant marseillais, passionné d'horticulture et de botanique, il abandonna les affaires après la mort de son père . Président fondateur de la société horticole de Marseille en 1846.

Voir aussi  Notice historique sur  M Abeille de Perrin  par le dr Adrien Sicard  

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6372014h/f5.image.r=abeille%20de%20perrin

source:

Par Franz Eugen Köhler, Köhler's Medizinal-Pflanzen — List of Koehler Images, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=255346

 

L'Automobile à cette époque

Le caoutchouc prit sa grande expansion avec l’automobile. En 1867 le moteur à 4 temps n’avait que 5 ans

Chronologie des inventions

1668 - Ferdinand Verbiest fabrique un véhicule automobile, considéré davantage comme un jouet, qui est constitué d'une bouilloire fixée sur un petit four et équipé d’une roue à aubes, d’engrenages et de petites roues.

1769 – Joseph Cugnot présente son « fardier à vapeur », un chariot sur lequel il monte une chaudière à vapeur. Il atteint 4 km/h et a une autonomie de 15 minutes.

1805 - Oliver Evans développe des « Oruktor Amphibolos », véhicules motorisés amphibies pour la ville de Philadelphie.

1860 – Étienne Lenoir brevète le 1er moteur à combustion interne 2 temps « à air dilaté ». Il fabrique 400 moteurs de ce type.

1862 – Alphonse Beau de Rochas fait breveter le cycle thermodynamique des moteurs à 4 temps : admission, compression, détente, échappement.

1872 – Nikolaus Otto, Eugen Langen et Gottlieb Daimler fondent la « Gasmotoren Fabrik Deutz AG », pour fabriquer des moteurs à explosion.

1873 – Première automobile de 12 places, dénommée L'Obéissante, qui fonctionne réellement. Conçue par Amédée Bollée père, elle est mue par un moteur à vapeur et atteint une vitesse maxi de 40 km/h.

1875 – Amédée Bollée père fait le premier voyage de longue distance en reliant Le Mans à Paris et retour en passant par Orléans.

1876 – Étienne Lenoir brevette la 1re bougie d'allumage pour moteur.

1878

– Amédée Bollée père commercialise la première voiture fabriqué en série nommée La Mancelle, elle est également mue par un moteur à vapeur.

– Dugald Clerk améliore significativement le moteur à deux temps.

1881 – Amédée Bollée père commercialise la première voiture à atteindre 60 km/h. Dénommée La Rapide, elle est également mue par un moteur à vapeur. En novembre 1881, Gustave Trouvé présente une automobile électrique à l'Exposition internationale d'Électricité à Paris.

1882 – De Dion et Bouton fabriquent leur premières automobiles à vapeur.

1883 – Première automobile mue par un moteur à 4 temps à combustion interne à gaz. Étienne Lenoir réalise le 1er moteur à 4 temps basé sur le principe de Beau de Roc

Wikipédia

Abeille de Perrin aurait aimé que les euphorbes de Provence produisent du caoutchouc, vœu pieux. La nécessité aidant d’autres plantes furent étudiées et cultivées. Les arbres producteur de latex l le mot caoutchouc vient de l’indien Quechua ou Paypas et qui veut dire « bois qui pleure »

D'autres arbres produisent du latex 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97409103/f1.image.r=hevea

source:

Par Franz Eugen Köhler, Köhler's Medizinal-Pflanzen — List of Koehler Images, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=255346

 

Hevea

 

 

                       Feuille d'Hévéa

http://feuille quelle est cette plante http://quelleestcetteplante.fr/genres.php?genre=Hevea

Description de cette image, également commentée ci-après

Hevea brasiliensis

 

Famille Euphorbiaceae

Hevea est un genre de plantes dicotylédones de la famille des Euphorbiaceae, originaires d'Amazonie. Ce genre comprend une dizaine d'espèces d’arbres et arbustes, qui se caractérisent par la production de latex contenu dans des cellules spécifiques appelées laticifères. Seul le latex des trois espèces, H. brasiliensis, H. benthamania, H. guianensis, est utilisable pour produire du caoutchouc, mais en pratique seule la première, qui fournit un latex de meilleure qualité, fait l'objet d'une culture intensive, la seconde est utilisée sous forme d'hybrides apportant des gènes de résistance à la maladie sud-américaine des feuilles.

 

La plus connue, sous le nom d’hévéa est l’Hevea brasiliensis, largement cultivée dans toutes les régions tropicales et qui est la principale source de caoutchouc naturel.

 

La première espèce décrite scientifiquement fut Hevea guianensis découverte en Guyane française par François Fresneau de La Gataudière et décrite en 1775 dans son Histoire des plantes de la Guiane française rangées suivant la méthode sexuelle par le botaniste Fusée-Aublet, à qui on doit également le nom du genre.

 

Ce genre est originaire de la grande forêt amazonienne, Brésil, Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou, Venezuela, Guyanes (Suriname, Guyana et Guyane).

 

Le terme « hevea » est la forme latinisé d’un mot emprunté au quechua, langue amérindienne parlée notamment en Équateur, au Pérou et en Bolivie.

 

Description générale de l'hévéa

Dans son milieu naturel en Amazonie, l’Hevea brasiliensis est un arbre pouvant atteindre fréquemment plus de 30 m de hauteur pour une circonférence de 1 m. L’hévéa a une écorce vert grisâtre. Les feuilles sont composées de trois folioles disposées à l’extrémité d’un pétiole. L’hévéa perd ses feuilles et les renouvelle chaque année. Les feuilles se forment périodiquement, par étage à l’extrémité des unités de croissance. Les fleurs sont petites, jaune clair et rassemblées en grappes. Les fruits sont composés d’une capsule à trois loges contenant chacune une graine de 2 cm environ, ovales, de couleur brune décoré de taches blanchâtres.

 

Le tissu laticifère

Le tissu laticifère se retrouve dans toutes les parties de l’arbre, des racines aux feuilles, en passant par l’écorce du tronc, siège de l’exploitation du latex chez l’hévéa. Les vaisseaux laticifères se développent en manchons concentriques dans le liber (écorce tendre) qui contient également les vaisseaux conducteurs de la sève élaborée, le phloème. Les vaisseaux laticifères s’anastomosent de façon à former un réseau continu à l’intérieur de chaque manchon. Les cellules qui composent les vaisseaux laticifères sont vivantes et possèdent tous les organites (noyau, mitochondries, plastes, etc.) nécessaires à leur fonctionnement.

 

Le latex

Le latex récolté par saignée est le cytoplasme, c’est-à-dire le contenu liquide, des cellules laticifères. Il est composé d’une suspension de particules de caoutchouc, mais également d’organites comme les lutoïdes. En revanche, les noyaux et les mitochondries demeurent attachés aux parois des cellules, assurant ainsi le renouvellement du latex après récolte. Les particules de caoutchouc représentent 25 à 45 % du volume du latex et 90 % de la matière sèche.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hevea

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thaïlandaise au travail

http://footage.framepool.com/shotimg/qf/215230731-highlights1615-cortar-gomero-caucho.jpg

Des plantes à caoutchouc pour l’Europe

 

Les arbres présentent l’avantage de fournir un latex pur. Pour l'obtenir des plantes il faut les broyer, extraire le latex et le purifier. Les maladies endémiques à l’Amazonie empêchèrent Henri Ford de cultiver l’hévéa au Brésil. Les plantations actuelles commencent à être touchées par les maladies de plus les propriétaires préfèrent cultiver des palmiers à huile plus rentables et dont la cueillette des fruits est mécanisables

 

D'où vient le caoutchouc ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9v%C3%A9a#/media/File:Hevea_brasiliensis_-_K%C3%B6hler%E2%80%93s_Medizinal-Pflanzen-071.jpg

Le caoutchouc peut être fabriqué à partir d'un produit naturel : le latex qui est la résine d'un arbre, l'Hévéa. En réalisant une encoche dans l'écorce du tronc de l'Hévéa, on peut récolter ce latex qui ressemble à du lait. Les conquistadors, ces aventuriers espagnols qui partirent à la conquête de l'Amérique au 16ème siècle, furent très surpris de voir les Aztèques jouer avec des balles qui rebondissaient faites à partir de latex ! Les conquistadors, eux, l'utilisèrent alors surtout pour imperméabiliser leurs vêtements ou se faire des bottes.

 

Mais lorsqu'au 18ème siècle, les Européens souhaitèrent ramener en Europe ce latex par bateaux, celui-ci durcissait à l'air et arrivait inutilisable. Plusieurs découvertes déterminantes vont alors permettre son utilisation. Tout d'abord en 1768 : on observe que du latex durci placé dans de l'éther redevient liquide. Puis en 1839, Charles Goodyear découvre que le soufre permet de fixer l'élasticité du caoutchouc et supprime un problème resté jusqu'alors : le caoutchouc était un peu collant quand il faisait chaud et devenait tout dur en hiver ! Enfin en 1843, Hancock trouve qu'en trempant le caoutchouc dans le soufre à 110 degrés C pendant plus d'une heure, le caoutchouc garde son élasticité et que si ce temps est prolongé il durcit. On appelle ce procédé la vulcanisation.

Description du Pissenlit Russe

Le Pissenlit à Caoutchouc en Russie. [article]

sem-linkAug. Chevalier

Revue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale Année 1945 Volume 25 Numéro 275 pp. 3-10

http://www.persee.fr/doc/jatba_0370-3681_1945_num_25_275_1811

              La plante est décrite en 1933 par H. Rodin et avait été recueillie en 1931 dans les steppes du Turkestan . Les Russes en cultivaient en 1936 7000 ha .Voir les informations plus détaillées sur le long article ci-dessus référencé.

La génétique à la rescousse

 

Des chercheurs allemands travaillent à la fabrication de pissenlits génétiquement modifiés, capables de produire du caoutchouc en grande quantité. Objectif: trouver une alternative à l'arbre à caoutchouc, menacé par un champignon.

source image:http://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/communiques-de-presse/2010/caoutchouc-naturel

 

Pour certains chercheurs, le Taraxacum kok-saghyz est devenu une obsession. Cette plante, plus connue sous le nom de pissenlit russe, est en effet l'alternative la plus sérieuse à l'Hevea brasiliensis, l'arbre à caoutchouc, aujourd'hui menacé par la propagation d'un champignon qui a déjà infecté de nombreuses plantations en Amérique du Sud et en Asie. Des chercheurs allemands de l'Institut Fraunhofer de biologie moléculaire et d'écologie appliquée (IME) d'Aix la Chapelle travaillent actuellement à la fabrication d'un pissenlit russe génétiquement modifié capable de produire entre 150 et 400 kilos de latex par hectare et par période de végétation.

Le chiffre paraît faible mais pour les chercheurs, il rime avec prouesse scientifique. L'IME est parvenu à identifier et à désactiver l'enzyme responsable de la coagulation rapide du caoutchouc de pissenlit, une propriété qui jusqu'ici interdit une production à grande échelle. Ironie de l'histoire, c'est en Allemagne que les recherches les plus poussées sur le sujet avaient été effectuées puis stoppées, faute de solution au problème. A cette époque, les Allemands importaient ces racines de Russie et les plantaient dans les camps de concentrations d'Auschwitz où les détenus les entretenaient. L'enjeu était déjà de trouver une alternative au caoutchouc pour le matériel de l'armée.

Près de 70 ans plus tard, les plantes génétiquement modifiées obtenues sont capables de fabriquer quatre à cinq fois plus de caoutchouc qu'avec des pissenlits russes classiques. «L'avantage du pissenlit est qu'il se cultive sur de grandes surfaces. C'est une plante annuelle, qui peut se ramasser toute l'année», explique Serge Palu, chercheur spécialiste au Cirad. De là à envisager une production à échelle industrielle ? «Pour cela, il faudra encore attendre l'horizon 2020», tempère le chercheur. «Il faut encore trouver la variété qui ne coagule pas et qui produit beaucoup. Mais surtout, il faut trouver le procédé d'extraction économiquement rentable».

http://www.lefigaro.fr/matieres-premieres/2010/07/30/04012-20100730ARTFIG00654-le-pissenlit-nouvel-avenir-du-caoutchouc.php

 

 

Informations OGM Suisse

Le caoutchouc naturel est un polymère d’une molécule appelée cis-1,4 isoprène. Bien que le caoutchouc soit synthétisé par plus de 2000 espèces de plantes, seulement une a été développée pour produire ce polymère à un niveau commercial, i.e. Hevea brasiliensis ou l’arbre à caoutchouc. Malgré que la pétrochimie produise, depuis plus de 60 ans, des polymères ayant des propriétés élastiques similaires au caoutchouc naturel, ce dernier reste irremplaçable dans bien des applications où la résistance aux chocs et aux stress thermiques est essentielle. Par exemple, les pneus radiaux d’automobile contiennent e

nviron 50% de caoutchouc naturel, les pneus de camion environ 90% et les pneus d’avion près de 100%. Dans le domaine médical, la résistance du caoutchouc naturel à des cycles répétés de stérilisation ainsi que la grande tactilité des gants en latex dérivé d’Hevea en font un polymère indispensable. Le caoutchouc est classé par le gouvernement américain comme un produit stratégique. C’est pourquoi lors du blocus des exportations de caoutchouc par les Japonais lors de la deuxième guerre mondiale, les États-Unis ainsi que la Russie ont tous deux développé de grands programmes de recherche pour établir des nouvelles sources de production de caoutchouc naturel. La fin de la guerre et le retour des exportations de caoutchouc ont mis fin prématurément à ces développements.

 

Hevea brasiliensis est une plante native du bassin amazonien. Des graines d’ Hevea ont été importées en Grande-Bretagne par bateau en 1876 par Henry Wickham, pour être ensuite cultivées au jardin Kew. On estime qu’environ seulement une vingtaine de graines ont pu germer et être cultivées en serre. Un stock de graines constitué à partir de ces quelques plantes a ensuite été utilisé pour initier les grandes plantations d’ Hevea dans les colonies britanniques d’Asie, i.e en particulier en Malaisie. À ce jour, la Thaïlande, la Malaisie ainsi que l’Indonésie produisent à elles seules environ 80% du caoutchouc naturel mondial.

……..

 

Le projet EU-PEARLS (www.eu-pearls.eu) regroupe 11 partenaires provenant de la Hollande, d’Espagne, d’Allemagne, de France, de la République Tchèque, ainsi que de la Suisse (l’Université de Lausanne). Les partenaires d’EU-PEARLS étudient des aspects aussi divers que la découverte des gènes et protéines impliquées dans la synthèse du caoutchouc, le développement de variétés de pissenlits et guayules adaptées au climat européen, le développement de méthodes d’extractions, la valorisation des produits secondaires, l’analyse des propriétés du polymère ainsi que son application en industrie. Ce programme de 4 ans est financé à hauteur de 8 millions d’Euros.

Voir le texte complet sur :

http://ogm2017.wikidot.com/actu:caoutchouc

adresse:http://www.ars-grin.gov/npgs/images/parl/parthenium/P_argentatum_PI_2252_b.jpg

Index of /npgs/images/parl/parthenium

http://www.ars-grin.gov/npgs/images/parl/parthenium/

 

Guayule

Fam. des astéracées. Plante cultivée originaire du Mexique et du sud du Texas.

H. max. 1 m. Petit arbrisseau buissonneux pérenne à feuilles argentées et aux panicules de petites fleurs blanches.

Un caoutchouc hypoallergénique est fabriqué à partie du latex. Le Cirad participe aux recherches sur cette plante *.

Des médicaments sont aussi extraits.

Il peut fournir un combustible.

Le lapin semble friand de cette plante, surtout des jeunes pousses.

* Référence : Marc R. Finlay, Dominic Michelin (trad.), 2013. Guayule et autres plantes à caoutchouc. Quae ed., 256 p.

http://dico-sciences-animales.cirad.fr/liste-mots.php?fiche=30744&def=guayule

http://www.cirad.fr/var/cirad/storage/images/site-cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/communiques-de-presse/2010/caoutchouc-naturel/43296-5-fre-FR/un-seminaire-sur-l-avenir-des-plantes-a-caoutchouc-naturel_lightbox.jpg

http://www.cirad.fr/var/cirad/storage/images/media/images/actualites-agenda/systemes-de-culture/guayule/43302-1-fre-FR/guayule_lightbox.jpg

Rafinerie

Une étape vers la bioraffinerie du guayule : l’analyse rapide des teneurs en caoutchouc et en résines par spectroscopie

http://www.cirad.fr/nos-recherches/resultats-de-recherche/2014/une-etape-vers-la-bioraffinerie-du-guayule-l-analyse-rapide-des-teneurs-en-caoutchouc-et-en-resines-par-spectroscopie

 

Étude comparative de mesures de la teneur en

caoutchouc et en résines par SPIR au champ et en laboratoire sur plants de

Guayule (Parthenium argentatum)

http://www.heliospir.net/medias/upload/files/16RENC.ComTardan.pdf

Environnement

Plantes à caoutchouc : le guayule peut-il supplanter l'hévéa?

http://www.cirad.fr/nos-recherches/resultats-de-recherche/2014/une-etape-vers-la-bioraffinerie-du-guayule-l-analyse-rapide-des-teneurs-en-caoutchouc-et-en-resines-par-spectroscopie

Encore un peu de patiente et nous verrons ces plantes cultivées dans notre midi

PJM

 

 

 

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