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vebre09marseille-histoire fleursetgraindesel

vebre09marseille-histoire fleursetgraindesel

Ce blogue a pour but de vous faire part de mes recherches, bien modeste, sur l’histoire de Vèbre et de sa région. Mais aussi de mettre en ligne un peu d’histoire des plantes du jardin botanique de Marseille; mon lieu de résidence. Le tout agrémenté de photographie et d’autres textes.

Publié le par Poncy Jean-Michel
Publié dans : #poesie
Marseille a fêté l’automne

Lampions geisha couleurs, feuilles mortes  à Borély

 

Passée la chaleur torride de cet été,  la sécheresse nous nargue encore. Le pôle nord nous a envoyé une brève carte postale comme pour nous vacciner avec les premiers refroidissements. La douceur de l’automne se fait payer.  Elle s’est bien installée et cela apporte de la joie  chez ceux et celles qui aiment la nature. Les japonais qui en sont très proche l'ont fétée. Samedi et  Dimanche passé  le consulat du japon à Marseille l'avait organisé comme les années précédentes . Elle s’est déroulée dans le beau jardin japonais du Jardin Heckel ,au Parc Borelly.

 

Chez nous l’automne  ne donne pas lieu à une fête spéciale Mais dans de nombreuses régions les foires de la saint Michel (29 septembre) en tenaient lieu. Ce sont surtout les poètes et peintres qui l’on sublimée. 

 

 

"Connaissez-vous l'automne, l'automne en pleins champs, avec ses bourrasques, ses longs soupirs, ses feuilles jaunies qui tourbillonnent au loin, ses sentiers détrempés, ses beaux cou­chers de soleil, pâles comme le sourire d'un malade, ses flaques d'eau dans les chemins... connaissez-vous tout cela?

 

"Si vous avez vu toutes ces choses, vous n'y êtes certes pas resté indifférent. On les déteste ou on les aime follement.

 

"Je suis au nombre de ceux qui les aiment, et je donne­rais deux étés pour un automne, j'adore les grandes flambées; j'aime à me réfugier dans le fond de la cheminée, ayant mon chien entre mes guêtres humides, j'aime à regarder les hautes flammes qui lèchent la vieille ferraille aux dents pointues et illuminent les noires profondeurs. On entend le vent siffler dans la grange, la grande porte craquer, le chien tirer sur sa chaîne en hurlant, et malgré le bruit de la forêt qui tout près de là rugit en courbant le dos, on distingue les croassements lugubres d'une bande de corbeaux qui luttent contre la tem­pête. La pluie bat les petites vitres; on songe à ceux qui iront dehors en allongeant ses jambes vers le feu…."

Gustave   Daloz

Monsieur, madame et Bébé

L’automne

Soupe aux choux grande pluie

Page 314

 Texte complet sur Gallica,BNF

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64180x.pdf

Affiche: Consulat du Japon

 

Tir à, l'arc, pliage papier, petit théâtre portatif, arrangement floral, danse traditionnelle,

art de dégainer le sabre, calligraphie, atelier de cuisine, et bien sur la cérémonie du thé , sans oublier les différents jeux de dés cartes et autres spécialité. Le tout sous un ciel pur avec juste ce qui fallait pour chasser les nuages  et ne pas agiter les ramures jaunissantes.

 

 

 

  Dès l'entrée, à côté des plantes médicinales, comme il se doit, la dégustation de saké. Divin breuvage qui  fait du bien où qu’il passe. Une partie des présentations  se trouvaient dans le reposant jardin japonais, mais beaucoup de monde samedi, les autres ateliers  et spectacles autour de la villa rose et les jeux près des plantes grasses. Après le  saké en arrivant, nous n'avons pas été sabrés décapités, de même nous n'avons pas servi de cible pour le tir à l'arc, la Monique n'a pas été jouée aux dés. Nous avons atteint la plénitude avec la cérémonie du thé  qui était doux et réconfortait après avoir eu les narines chatouillées par l’atelier de cuisine. La calligraphie ce sera pur l'an prochain, mais là je connais un peu. Saké  d’au revoir  avant de quitter le jardin.

l'an qué bé.

 

La caligraphie tient une place importante  Voir:

CALIGRAPHIE

https://www.japancalligraphy.eu/fr/

adresse

https://www.japancalligraphy.eu/images/kana/basho_1.jpg

Soleil rouge vif

Impitoyable et déjà

Le vent de l’automne

https://www.japancalligraphy.eu/fr/kana/index.htm

44 PETITS POEMES D’AUTOMNE

I

De Stuart Merill 1895

Voici le vent d’automne

Sur mon âme et les fleurs;

Et pourtant je m’étonne

De tout ce ciel en pleurs.

 

O rose de mon rêve,

Fleuriras-Lu jamais?

Naitras-tu de sa sève,

 

Amour, aux futurs Mais?..

 

II

Des fleurs du soir plein tes mains,

Tous les cieux dans tes yeux,

Et l’espoir des lendemains.

Dans tes yeux et les cieux,

 

Tu vins par la plaine jaune

En ce froid mois d’automne,

O la donneuse d’aumône

Dont le pauvre s'étonne.

Chantons de vieilles chansons

Pour l’amour du passé,

EL tek des enfants lançons

Tes fleurs au jour lassé.

 

On dit que sur la montagne

Tombe déjà la neige,

Mais qu’importe à qui regagne

L’âtre où le feu s’abrège?

.

Ce sera bientôt pour nous

Baisers et bon sommeil,

Mienne, et’ dans nos bras jaloux

L’oubli du vieux soleil.

 

Voir la suite sur

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54847t.r=automne?rk=21459;2

 

Mais déjà les premiers froids se font sentir dans le pays. Mais nous à Marseille nous retrouvons nos calanques roches,  et garrigue  interdits pendant l’été

Mais déjà les premiers froids se font sentir dans le pays. Mais nous à Marseille nous retrouvons nos calanques, roches,  et garrigue , interdites pendant l’été

 

            ADIEIJX Â L’AUTOMNE.

Adieu , beaux Jours, fertile Automne, adieu,

Car ton soleil s’éloigne de ce lieu.

En nous quittant, laisse-nous l’espérance

De te revoir. C’est calmer la souffrance

De consoler au moment du départ.

Rien n’attendrit comme un dernier regard.

D’un frère, aimé, regrettons—nous l’absence,

Un mot de lui, nous redit sa présence.

De même, tous, nous aimons  te revoir

Comme un matin, comme on aime un beau soir,

Oh ! oui, reviens, quoiqu’attristant notre âme

En t’éloignant. C’est ainsi de la flamme

Qu’on voit l’hiver briller dans le foyer,

Et qu’on regrette, à la voir s’échapper.

C’est donc bien vrai, qu’ainsi passe la vie :

Que de regrets elle est toujours suivie,

Et qu’on ne puisse  approcher de sa fin,

Aussi content, qu’au sortir d’un festin.

L’hiver te suit, et la sombre tempête :

Pendant son cours, le village est sans fête;

Il ne voit plus que neiges et frimas.

Le faible oiseau vient tomber dans ses lacs

Ou bien, l’ardent chasseur, d’un coup rapide

Frappe le cerf, ou le chevreuil timide.

La suite sur

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6200973p/f7.image.r=automne

Adieux A L'AUTOMNE  par Ch Colin  

peintre Comité central des artiste 1850

        

Quoi de plus normal que l'art de l'arrangement floral dans un jardin japonais 

 

  

XXXV

SOLEILS COUCHANTS.

 

J’aime les soirs sereins et beaux, j’aime les soirs,
Soit qu’ils dorent le front des antiques manoirs
Ensevelis dans les feuillages ;
Soit que la brume au loin s’allonge en bancs de feu ;
Soit que mille rayons brisent dans un ciel bleu
À des archipels de nuages.

Oh ! regardez le ciel ! cent nuages mouvants,
Amoncelés là-haut sous le souffle des vents,
Groupent leurs formes inconnues ;
Sous leurs flots par moments flamboie un pâle éclair,
Comme si tout à coup quelque géant de l’air
Tirait son glaive dans les nues.

Le soleil, à travers leurs ombres, brille encor ;
Tantôt fait, à l’égal des larges dômes d’or,
Luire le toit d’une chaumière ;
Ou dispute aux brouillards les vagues horizons ;
Ou découpe, en tombant sur les sombres gazons,
Comme de grands lacs de lumière.

Puis voilà qu’on croit voir, dans le ciel balayé,
Pendre un grand crocodile au dos large et rayé,
Aux trois rangs de dents acérées ;
Sous son ventre plombé glisse un rayon du soir ;

Cent nuages ardents luisent sous son flanc noir
Comme des écailles dorées.

Puis se dresse un palais ; puis l’air tremble, et tout fuit.
L’édifice effrayant des nuages détruit
S’écroule en ruines pressées ;
Il jonche au loin le ciel, et ses cônes vermeils
Pendent, la pointe en bas, sur nos têtes, pareils
À des montagnes renversées.

Ces nuages de plomb, d’or, de cuivre, de fer,
Où l’ouragan, la trombe, et la foudre, et l’enfer
Dorment avec de sourds murmures,
C’est Dieu qui les suspend en foule aux cieux profonds,
Comme un guerrier qui pend aux poutres des plafonds
Ses retentissantes armures.

Tout s’en va ! Le soleil, d’en haut précipité,
Comme un globe d’airain qui, rouge, est rejeté
Dans les fournaises remuées,
En tombant sur leurs flots que son choc désunit
Fait en flocons de feu jaillir jusqu’au zénith
L’ardente écume des nuées.

Oh ! contemplez le ciel ! et dès qu’a fui le jour,
En tout temps, en tout lieu, d’un ineffable amour,
Regardez à travers ses voiles ;
Un mystère est au fond de leur grave beauté,
L’hiver, quand ils sont noirs comme un linceul, l’été,
Quand la nuit les brode d’étoile
s.

 

 Victor Hugo  Novembre 1828.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k406194c/f254.image.r=automne?rk=42918;4

 

 

ET LES OMBRES. 251

XXXIV

TRISTESSE Ð’OLYMPIO

 

Les champs n’étaient  point noirs, les cieux n’étaient pas mornes

Non, le jour rayonnait dans un azur sans bornes ,

Sur la terre étendu,

L’air était plein d’encens et les prés de verdures

Quand il revit ces lieux où par tant de blessures

Son cœur s’est répandu!

 

L’automne souriait; les coteaux vers la plaine

Penchaient leurs bois charmants qui jaunissaient à peine,

Le ciel était doré;

Et les oiseaux, tournés vers celui que tout nomme,

Disant peut-être à Dieu quelque chose de l,homme,

Chantaient leur chant sacré

 

Il voulut tout revoir, l’étang  près de la  source,

La masure où l’aumône avait vidé leur bourse,

Le vieux frêne plié,

Les retraites d’amour au fond des bois perdues,

L’arbre où dans les baisers leurs âmes confondues

Avaient tout oublié

 

La suite sur

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k406194c/f254.image.r=automne?rk=42918;4

 

 

 Victor Hugo  Les voix intérieures;Les rayons et les ombres

Hachette 1858

Autre tome : les chants du crépuscule.

 

 

Allez dans ce jardin à différentes époque de l’année vous  y admireez des plantes d’Afrique du Sud   les plantes médicinales ,le jardin méditerranéen ; le jardin japonais ,le jardin Chinois, les plantes grimpantes les succulentes , les palmiers  et en ce moment les baies roses des faux poivrier commencent à murir. Et oui ils sont bien acclimatés chez nous. J’en connais 7  à ce jour et il doit y en avoir d’autres en ville.  Vous y rencontrerai peut-être le saint esprit qui en ces lieux prend la forme de perruches, vertes, couleur de l’espérance, en liberté  dont j’ai évoqué l’origine dans mon blogue  (1930) Vous y  trouverez le calme et oublierez vos soucis. Mais éteignez le portable  comme on nous a demandé de le faire pendant la cérémonie du thé.. et c’est pour cela que vous ne verrez pas les belles intervenantes qui  ont préparé le thé et nous l’ont servi.

 

détail de la maison du thé ci dessous

 Un grand oncle navigateur  ramena du Japon le  tableau ci-dessus , en relief composé de lamelles de bambou , entre 1905 et 1934 date où il navigait aux Messageries Maritimes.

  Avant que le japon ne souvre aux occidentaux dans les années 1880 , ce n'est pas bien vieux, les navigateurs étaient à peu près les seuls qui pouvaient nous parler de ce pays si mystérieux. Il le reste encore un peu et fait toujours autant réver.

 

 

L’ART DE LA DE LA CEREMONIE DUTHE

 

Chanoyou

 

Originaire de Chine, le théier fut introduit au Japon au VIe siècle. Au début du IXe siècle, l’auteur chinois Lu Yu écrivit un ouvrage sur le thé devenu célèbre par la suite, le Classique du thé ou Cha Ching. Dans ce livre, il décrivait précisément la culture et la préparation du thé, dans un style fortement influencé par sa religion, le bouddhisme zen. Importé au Japon par les moines bouddhistes chinois, le Classique du thé influença probablement le développement de la cérémonie du thé japonaise telle qu’elle existe de nos jours.

C’est au XIIe siècle qu’apparut le matcha, thé vert broyé entre deux pierres jusqu’à en être réduit en poudre. Originaire lui aussi de Chine, il fut introduit au Japon par le moine Eisai, qui fut également le pilier du bouddhisme zen au Japon. L’utilisation du matcha fut d’abord exclusivement religieuse dans les monastères bouddhistes, puis on prit l’habitude dans ces monastères de servir du thé aux visiteurs importants, si bien que ce thé fut progressivement adopté par les samouraïs et les nobles japonais. Parallèlement, les coutumes chinoises délaissèrent le thé en poudre alors qu’il devenait de plus en plus connu et utilisé au Japon.

À partir du XVIe siècle, l’usage du thé se répandit dans toute la société japonaise avec l’ouverture des maisons de thé ou ochaya, qui virent par la suite apparaître les célèbres geisha, dames de compagnie maîtrisant les arts traditionnels japonais comme la musique, la danse, la calligraphie mais aussi la cérémonie du thé.

 

….. Partant du principe que chaque rencontre est un événement unique qui ne pourra jamais se reproduire à l’identique1, la cérémonie du thé doit célébrer la beauté de la nature, du respect entre participants et de la simplicité. Pour cette même raison, le chanoyu est une rencontre intime, où il n’y a jamais plus de cinq invités en tout….

La présence des pavillons de thé ou chashitsu au milieu d’un jardin incite, sur le chemin, à contempler la nature et méditer sur sa beauté…

 

 Le Matcha est le thé vert réduit en poudre.

 

Proportions

 Thé  Epais 3 écope de thé pour 40ml eau frémissante la poudre est mélangée lentement le thé obtenu est épais et un peu doux

Le thé léger 1 écope et demie  pour 75 ml la poudre est battue avec plus d’énergie et le thé   obtenue un peu écumeux il a  un gout un peu plus amer en bouche.

Conservez la boite de  thé Matcha entamé au réfrigérateur.e

 4 grands principes président la cérémonie zen

 

L’harmonie

Le respect

La pureté

La tranquillité

 

 

Voir le texte complet  sur :

http://www.katanas-samurai.com/Chanoyu-la-ceremonie-du-the-japonaise-ccJaaaaaa.asp

 

 Vous pourrez trouver ce thé au Centre Bourse à Marseille , dans les magasins spécialisés et aussi à l’herboristerie du père Blaise. Quant aux petits gâteaux  fiez-vous à votre gourmandise.

 

L'association Culturelle franco japonaise organise des initiations à la cérémonie du thé et autres formations le samedi après -midi

http://www.association-francojaponaise.fr/

 

 

Les chaudes couleurs de cette saison s’éteignent bien vite heureusement nous les retrouverons l’an prochain, mais avec un an de plus. "Cueillons donc  aujourd’hui les plaisirs" de l’automne.

 

A l'an prochain

Jean Michel

 

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